Le ministre Congolaise de l’Environnement a réitéré la volonté de la RDC à préserver ses forêts

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Le Ministre Congolaise de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe, a profité de la réunion du Conseil d’Administration de l’Initiative (CAFI), tenue par visio-conférence jeudi 25 juin 2020 pour réitérer la volonté de la République démocratique du Congo (RDC) de continuer à préserver ses forêts. Le Pays attend par contre que les efforts consentis pour préserver ses forêts soient reconnus et compensés comme cela se doit.

A l’en croire, la République démocratique du Congo est l’une de plus grandes nations forestières du monde. Ses forêts sont considérées à elles seules comme le deuxième poumon vert de la planète. Suffisant, selon lui d’estimer que le pays ne tire pas réellement profit de cette richesse.  

Claude Nyamugabo a révélé avoir épinglé les efforts par son pays. « J’ai pendant ce Conseil épinglé les efforts que nous sommes en train de fournir pour continuer à faire jouer à la RDC son rôle. J’ai souligné que nous voulons continuer à jouer ce rôle, mais que la préservation de ces forêts ne devrait pas être en contre-pied de nos efforts de développement. C’est dans ce cadre que j’ai insisté sur la compensation qui n’est que justice », a-t-il dit.

Renchérissant que le peuple congolais s’interroge de plus en plus sur l’importance de préserver ses forêts au moment où il n’en tire pas profit. « Nous disons donc oui à la préservation de nos forêts mais nous voulons aussi des compensations pour avoir le discours à tenir à la population qui nous demande pourquoi préserver », a insisté le ministre.

Les participants de cette visio-conférence ont passé en revue les sujets qui défrayent la chronique tels que la politique forestière et les présumées nouvelles allocations forestières attribuées aux entreprises chinoises.

« Il n y’a jamais eu de nouvelles allocations et je demande à ce que les efforts fournis par ce gouvernement auquel j’appartiens soient reconnus. Je suis au neuvième mois à la tête de ce ministère, je n’ai jamais alloué une nouvelle concession », a-t-il clarifié.

« Le ministre de l’Environnement et développement durable a constaté une transmission de ces concessions d’un concessionnaire à un autre. Les concessions dont il s’agit, seront soumises à la revue légale que nous attendons et pour laquelle nous nous sommes engagés en décembre 2019 ». 

« Nous comme gouvernent nous attendons que cette Revue légale soit organisée par un consultant indépendant. Nous sommes disposés à travailler dans ce cadre pour améliorer la gouvernance forestière de notre pays », a précisé le ministre de l’Environnement et Développement durable à propos de la volonté des partenaires à accélérer le processus du début de cette revue légale.

La réunion qui a tournée notamment au tour de la Contribution déterminée au niveau nationale (CDN) a été aussi un cadre idéal pour le ministre de mettre en lumière la nécessité d’intégrer dans ce document d’autres ressources importantes que dispose la RDC.

Dans cette  CDN, la RDC s’engage à réduire de 17 % ses émissions d’ici à 2030. Ceci implique donc des moyens financiers conséquents pour atteindre cet objectif, a estimé Claude Nyamugabo. Il a par ailleurs insisté pour que ces contributions déterminées ne puissent ignorer les tourbières, l’agriculture, le désenclavement des provinces, le transport et l’énergie.

Claude Nyamugabo a annoncé que dans un avenir proche, il devra présenter au Conseil des ministres, le projet de décret sur le Conseil consultatif national de forêt avec comme objectif de l’étendre à la société civile et aux partenaires techniques et financiers intéressés dans ce secteur.

Moctar FICOU / VivAfrik

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