Le Japon va financer la production du gaz naturel liquéfié au Mozambique

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Il n’y a plus de doute sur la contribution du Japon dans la production du gaz naturel liquéfié (GNL) au Mozambique. Mieux, le Japon a annoncé un investissement de 14 milliards $ dans la production de gaz naturel liquéfié au Mozambique. Ce financement proviendra de plusieurs banques nippones, publiques et privées ainsi que de la Banque africaine de développement (BAD).

Ainsi, il s’avère que l’Etat japonais, en partenariat avec le secteur privé, va investir quelque 14,4 milliards $ (1 500 milliards de yens) au Mozambique, pour un développement dans le gaz naturel liquéfié.

« Ces fonds serviront à financer l’exploitation d’un champ de gaz naturel dans le pays d’Afrique australe, avec pour objectif une production annuelle d’environ 12 millions de tonnes de GNL, à partir de 2024 », le média d’information économique Nikkei Asian Review.  

Cet important financement enrôle une constellation de prêteurs dont la Japan Bank for International Cooperation (société publique qui participe à hauteur de 3 milliards $ en prêts), la Banque africaine de développement et quatre banques majeures du secteur privé nippon (MUFG Bank, Mizuho Bank, Sumitomo Mitsui Banking et Sumitomo Mitsui Trust Bank).

Pour le pays du Soleil Levant, plus gros importateur du monde de cet hydrocarbure, il s’agit surtout de sécuriser ses approvisionnements en énergie. Un besoin qui s’est fait encore plus pressant, avec les perturbations provoquées par la pandémie du Coronavirus sur les circuits de distribution, en particulier dans le secteur de l’énergie.

Quoi qu’il en soit, ces milliards japonais feront du Mozambique un des plus importants récipiendaires d’investissement étranger sur le continent. Le pays d’Afrique australe s’impose de plus en plus comme acteur majeur du GNL en Afrique et dans le monde.

Les géants français Total et américain Exxon Mobil y sont déjà très engagés. Le premier y développe notamment un projet d’une valeur de 20 milliards $, visant à produire 13 millions de tonnes de combustible par an ; et le second, le projet Rovuma, visant à terme une production d’environ 15 millions de tonnes de GNL.

Moctar FICOU / VivAfrik                           

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