L’impact de la pandémie du coronavirus sur l’agriculture sénégalaise

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La propagation de la pandémie du Covid-19 n’a épargné aucun secteur d’activité, comme celui de l’agriculture notamment au Sénégal.

L’agriculture sénégalaise représente 15 % du Produit intérieur brut (PIB) et une large frange de la population située dans la zone côtière des Niayes, entre Dakar et Saint-Louis en dépend. 80 % des fruits et légumes du marché de Dakar proviennent de cette région ; si la culture est abondante, les ventes en revanche se font au compte-goutte.

L’isolement de la capitale a empêché l’acheminement des denrées et à cela s’ajoute, la fermeture de certains marchés et l’annulation de certaines fêtes et cérémonies de masse.

« Le premier impact qu’on a subi au niveau fédération, au niveau central concerne le partenariat qu’on avait avec une société indienne qu’on appelle Senegindia qui évolue dans l’Agriculture. On avait un contrat de production de pommes de terre pour un volume de 1 200 tonnes qu’on devait leur livrer. Maintenant notre centre de conditionnement était le point de ralliement des producteurs qui amenaient leur production pour être trillée, calibrée ensachée et livrée », indique Diéry Gaye, secrétaire général de la fédération des producteurs maraîchers de la région de Niayes.

Si la fédération des producteurs maraîchers de la zone des Niayes a perdu ce contrat avec la société chinoise, le coronavirus à d’autres répercussions. Dans ce centre de conditionnement de Sangalkam qui stocke divers produits, les employés en majorité des femmes expliquent que l’impact du Covid se fait ressentir même dans leurs ménages.

« Même au niveau de nos ménages, il y a l’impact. Par exemple, moi, je fais de l’aviculture et de l’embouche. Ça a été impacté. Depuis la fête de Korité. Pour vous dire que c’est un temps où on devait écouler nos produits, mais avec le covid-19 ça a beaucoup diminué », a expliqué Yacine Diop, secrétaire général de la fédération des femmes.

Les agriculteurs des Niayes perdent 5 tonnes de fruits et légumes en deux jours, et demandent aux autorités un magasin de stockage de 15 000 tonnes, un cri d’alarme entendu par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture.         

Moctar FICOU / VivAfrik

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