OCP – De l’innovation plein les gestes ! (Spécial FDT 2020)

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En tant que gestionnaire de l’une des principales ressources minérales du Maroc, fortement ancré sur le territoire national par la nature de ses activités et de son histoire, il est naturel que l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), ait été en première ligne pendant la crise sanitaire due au nouveau Coronavirus (Covid-19). Outre le soutien et l’accompagnement qu’il a apporté à des secteurs clés tels que la Santé, l’Education et l’Economie, l’Office dirigé par Mostapha Terrab, a mobilisé l’ensemble de ses collaborateurs. Ces derniers ont mis leurs compétences et idées novatrices au service du pays, en droite ligne avec les Hautes orientations de SM le Roi Mohammed VI pour faire face à cette pandémie sans précédent. Dans le but de contribuer à l’effort national de lutte contre la propagation de la Covid-19, les différents sites du groupe OCP et les équipes d’Act4Community (initiative de volontariat d’entreprise et de mécénat de compétence lancée par l’OCP), ont fourni aux services de santé publique, du matériel médical (respirateurs 100% marocains), de protection (bavettes et visières), des ambulances et des consommables. Cette opération a concerné plusieurs villes marocaines, notamment Khouribga et ses environs, Safi, Laâyoune, Youssoufia et Casablanca. Dans un élan de patriotisme remarqué, qui n’est pas étranger à l’OCP, les collaborateurs du groupe parmi lesquels figuraient un grand nombre de volontaires, ont apporté une aide précieuse pour l’équipement de certains services non fonctionnels dans certains hôpitaux marocains (Boujaad, Oued Zem, Benguerir, El Jadida, Casablanca…). Côté Education, l’OCP a mis à la disposition des élèves et apprenants, un ensemble de ressources pédagogiques. Il était question d’apporter un soutien humain, technique et matériel à l’Université polytechnique Mohammed VI, les écoles 1337 et Youcode, les fondations OCP et le Lycée d’Excellence de Benguerir. L’objectif consistait à appuyer les académies régionales d’éducation et de formation, pour la production de contenus pédagogiques, sous forme de 2.000 capsules d’apprentissage diffusées dans le cadre du plan de continuité pédagogique du ministère de l’Education nationale, suite à la suspension des cours en présentiel. Enfin, l’Office Chérifien des Phosphates a offert assistance et conseils à la population rurale, à travers des campagnes de sensibilisation dans des quartiers, centres de santé et marchés hebdomadaires. Les efforts de l’OCP se poursuivent encore à ce jour, pour aider le Maroc et les Marocains à traverser la crise du nouveau Coronavirus, renseigne lereporter.ma.

Pr Coumba Touré Kane : « La pandémie du coronavirus a montré l’ingéniosité des jeunes africains »

Dans le cadre de son programme Ilead (Innovation in Laboratory Engineered Accelerated diagnostic), l’Institut de recherche en santé de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef), en collaboration avec le ministère de la Santé, le ministère de la Recherche et de l’Innovation et l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANTS) a procédé ce mercredi 04 août à la remise de bourses à cinq récipiendaires. Issus des universités du Sénégal, ils ont su à travers des projets innovants convaincre les évaluateurs. Présente à la cérémonie sous sa casquette de nouveau recteur de l’Université du Sine Saloum Cheikh Ibrahima Niasse, le Professeur Coumba Touré Kane a insisté sur l’importance de l’Innovation. « La créativité et l’innovation sont deux notions proches, parfois confondues et pourtant bien différentes. On peut créer sans innover ou innover sans créer. Etre innovant sans être créatif et créatif sans être innovant », dissèque la scientifique qui donnera l’exemple du fabricant de smartphones, Apple. De l’avis du Pr Coumba Touré Kane, Apple n’a pas inventé le smartphone mais a l’art d’innover.  Cet art d’innover, elle le décèle chez les jeunes africains. « Les jeunes africains ont l’art d’innover et la pandémie actuelle a montré l’ingéniosité de nos jeunes. Parce que ce virus a souligné l’importance de la science, de la technologie et de l’innovation. Et la nécessité pour l’Afrique de construire une base de technologie scientifique beaucoup plus forte et beaucoup plus collaborative », se félicite le recteur de l’Université de Kaolack. « C’est dans ce contexte que Ilead offre cette plateforme pour faciliter et accélérer la mise en œuvre des innovations », rappelle Pr Kane. C’est en tout cas dans cet élan que la structure qu’elle dirige s’est inscrite avec l’appui de la fondation Bill et Melinda Gates. Les jeunes innovateurs ont reçu une bourse à hauteur de 10 000 dollars (près de 7 millions FCFA) qui leur permettra de couvrir les frais liés à leurs recherches, lit-on dans les colonnes de dakaractu.com.

Un avenir radieux pour la sélection végétale en Afrique de l’Ouest

Lorsqu’une vingtaine de sélectionneurs ont été invités à Dakar, au Sénégal, au début du mois de mars 2020, l’objectif premier était de lancer un nouveau projet de sélection – Renforcement des réseaux et des capacités institutionnelles en amélioration des plantes pour le développement de cultures résilientes répondant aux besoins des paysans d’Afrique de l’Ouest (ABEE). L’Union européenne finance le projet ABEE et le CORAF le met en œuvre aux côtés de plusieurs autres partenaires. Mais au final, la plupart des sélectionneurs invités à lancer le projet ABEE avaient aussi quelques points communs. La plupart d’entre eux étaient jeunes, faisaient partie de la nouvelle génération de sélectionneurs de plantes en Afrique de l’Ouest et étaient diplômés du Centre Ouest-africain pour l’amélioration des cultures (WACCI). Le Centre Ouest-africain pour l’amélioration des cultures (WACCI) est un partenariat entre l’Université du Ghana et l’Université de Cornell. Il a été créé en 2007 grâce à un financement de l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique. L’objectif principal du WACCI est de former des sélectionneurs de plantes en Afrique afin d’améliorer les cultures africaines dans les environnements locaux pour les agriculteurs africains. Ayant terminé leurs études au Ghana, la plupart de ces sélectionneurs sont rentrés dans leur pays et sont aujourd’hui employés dans leur système de recherche national et contribuent à faire progresser la culture des plantes dans leur pays. Dans le cadre de la mise en œuvre du projet ABEE, le CORAF travaille avec trois systèmes nationaux de recherche agricole. Il s’agit de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), par l’intermédiaire du Centre d’Etudes Régional pour l’Amélioration de l’Adaptation à la Sécheresse (CERAAS), de l’Institut National de l’Environnement et de la Recherche Agricole du Burkina Faso (INERA), et de l’Institut National de Recherche Agronomique du Niger (INRAN). Lors du lancement de ABEE à Dakar, la plupart de cette nouvelle génération de sélectionneurs de plantes ont rencontré de manière inattendue l’un de leurs anciens conférenciers, le Dr Abdou Tenkouano, également Directeur Exécutif du CORAF. « Cette réunion inattendue témoigne du bien-fondé de l’approche du WACCI, qui consiste à disposer de sélectionneurs compétents et bien formés utilisant des techniques de sélection modernes pour faire progresser l’agriculture en Afrique », a déclaré le Dr Abdou Tenkouano. Interrogé sur ce que cela représente pour l’avenir, le Dr. Tenkouano a répondu que c’était une source de satisfaction et de réconfort moral pour l’avenir de la sélection végétale dans la région, a pour sa part relayé coraf.org.

Moctar FICOU / VivAfrik                                      

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