La musaraigne-éléphant de Somalie, disparue depuis cinquante ans, refait surface

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On la croyait perdue mais elle est toujours là : après un demi-siècle d’absence, la musaraigne-éléphant de Somalie est réapparue. Le petit mammifère vivait en fait tranquillement loin des humains dans des zones rocailleuses de la Corne de l’Afrique, ont annoncé des chercheurs ce mardi 18 août 2020. Entre 1891 et 1973, des expéditions avaient collecté quelques dizaines de spécimens de cette espèce. Conservés dans des muséums d’histoire naturelle, ils étaient jusqu’alors les seules sources scientifiques d’information sur l’animal. Après 1973, plus rien. L’ONG Global Wildlife Conservation avait même inscrit le petit mammifère sur sa liste des « 25 espèces perdues les plus recherchées ». Début 2019, Galen Rathburn, spécialiste mondial de la musaraigne-éléphant, a installé avec d’autres chercheurs plus de 1 250 pièges dans 12 localités de Djibouti. Les scientifiques étaient persuadés qu’un sengi (une des espèces de musaraigne-éléphant) vit dans ce pays. Bingo : douze spécimens du mammifère au pelage brun, au long nez et aux yeux cerclés de blanc ont été récoltés. « Quand nous avons ouvert le premier piège, et que Galen Rathburn a vu la mignonne petite queue avec une touffe au bout, il m’a dit : ‘Je ne peux pas y croire, je n’en ai jamais vu un de ma vie !’ », se souvient Steven Heritage, l’un des chercheurs. C’est donc officiel : « le sengi de Somalie existe encore », conclut l’étude, publiée ce mardi dans la revue PeerJ. L’équipe veut désormais organiser une nouvelle expédition en Djibouti pour en apprendre plus sur l’espèce. Le nombre d’individus n’a pas pu être estimé, mais les preuves de vie dans la zone frontalière de l’Ethiopie et de la Somalie « suggèrent fortement que le sengi de Somalie est un habitant des trois pays ». De plus, son habitat « n’est pas menacé par l’agriculture ou le développement humain » dans ces régions, précise Steven Heritage. L’étude recommande à l’Union internationale pour la conservation de la nature de classer l’espèce dans la catégorie « préoccupation mineure » de sa liste rouge. Après la redécouverte ces dernières années du chevrotain à dos argenté au Vietnam ou de l’abeille géante de Wallace en Indonésie, il reste 20 espèces animales ou végétales sur la liste des 25 espèces les plus recherchées, lit-on dans les colonnes de 20minutes.fr.

Kenya : le nombre d’éléphants a doublé en l’espace de 30 ans

Le nombre d’éléphants a doublé en 30 ans au Kenya. Une très bonne nouvelle pour cette espèce considérée comme « vulnérable ». Au Kenya, la population d’éléphants a doublé en 30 ans. En 1989, le Kenya comptait 16 000 éléphants sur son territoire contre 34 000 en 2019. John Waweru, directeur du Kenya Wildlife Service (KWS), a annoncé la bonne nouvelle au cours d’une visite au parc national d’Amboseli le jour de la Journée mondiale de l’éléphant. Le ministre du Tourisme, Najib Balala a également partagé sa joie sur les réseaux sociaux. Selon lui, la politique anti-braconnage est en grande partie responsable de ce succès : « Au cours des deux dernières années, nous avons réussi à maîtriser le braconnage dans ce pays », s’est-il ainsi félicité. Depuis plusieurs années, le gouvernement a durci les sanctions contre les braconniers et les trafiquants d’ivoire. Aujourd’hui, les criminels coupables d’exportation illégale de produits issus d’espèces menacées encourent une peine de prison allant jusqu’à 20 ans de prison. De plus, les rangers sont soumis à un véritable entraînement militaire pour traquer les braconniers. Les pachydermes bénéficient également de la protection des villageois et des gardes forestiers. En 2016, le président Uhuru Kenyatta a brûlé 100 tonnes d’ivoires d’éléphants et de cornes de rhinocéros, affichant ainsi sa détermination à lutter contre le trafic illégal. En l’espace de trois ans, le nombre d’éléphants braconnés a fortement diminué : 80 en 2018 contre 34 en 2019. L’année 2020 ne fait pas exception à la règle puisque sept mammifères « seulement » ont été tués. Malheureusement, cette petite victoire n’est pas visible dans le reste de l’Afrique. Le plus gros mammifère terrestre est toujours en danger d’extinction dans certains pays. Dans les années 1970, le continent africain abritait 1,3 million d’éléphants sur ses terres. Aujourd’hui, ils seraient entre 300 000 et 500 000 et seuls 30 000 vivent réellement à l’état sauvage, relaye tropiquesfm.com.

Protection et restauration des écosystèmes de la Réserve de biosphère de La Selle (Haïti) pour un développement socio-économique durable

La réserve de biosphère est située dans le Massif de la Selle, contenant le plus haut sommet d’Haïti ‘Pic la Selle’ et la deuxième région la plus riche en biodiversité du pays après le Massif de la Hotte. La zone compte un grand nombre d’écosystèmes différents, 22 espèces d’amphibiens et 41 espèces de reptiles, dont deux sont endémiques du Massif de la Selle. Elle constitue l’une des 23 réserves ajoutées au réseau mondial des réserves de biosphère. Le projet « Appui à la restauration des écosystèmes forestiers pour promouvoir le développement socio-économique durable dans la Réserve de biosphère de La Selle (Haïti) », financé par l’AECID et l’Organisme Autonome Espagnol pour les Parcs Nationaux (OAPN) a été lancé. La coordination du projet est partagée entre la Commission nationale haïtienne pour la coopération avec l’UNESCO et le Comité national du Programme Homme et la Biosphère, dirigé par le Ministère de l’Environnement d’Haïti. Ce projet met l’accent sur la sensibilisation et le renforcement des capacités locales pour le reboisement et la gestion durable des habitants forestiers et des systèmes agroforestiers installés. L’objectif de l’intervention est de contribuer au développement humain et économique durable dans la Réserve de biosphère de La Selle, la récupération des ressources forestières, les services écosystémiques et la promotion d’actions de développement durable. L’opération de ce projet se réalise par les communautés elles-mêmes. Elles plantent les arbres dans trois zones prioritaires de la réserve de biosphère. La mise en œuvre de ce projet comprend plusieurs activités dont : l’identification de partenaires locaux ; les études sur l’état de conservation des forêts et des espèces ; l’éducation et sensibilisation ; choix participatif des types d’arbres à utiliser dans le reboisement ; création et entretien de pépinières communautaires et la distribution et mise en terre de plantules. Le projet a déjà constitué une réserve de 290 000 plantules dans quatre sites, note mediaterre.org.

Moctar FICOU / VivAfrik             

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