Le pétrolier indien ONGC Videsh quitte le Soudan pour non-paiement d’une créance par Khartoum

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Le divorce est officiellement consommé entre le Soudan et la compagnie pétrolière indienne ONGC Videsh. En effet, lasse de réclamer au gouvernement soudanais une créance de plus de 500 millions de dollars, la société a décidé de mettre fin à sa présence au sein du pays d’Afrique. Elle compte désormais, multiplier les efforts visant à entrer en possession de son dû.

Le producteur indien de pétrole ONGC Videsh vient d’annoncer sa décision de se retirer du Soudan, après le refus du gouvernement d’honorer ses engagements envers lui. Depuis 2011, le Soudan n’a pas remboursé une dette de plus de 430 millions de dollars, à la société indienne et ses partenaires pour le pétrole qu’il a acheté dans le projet pétrolier du Grand Nil.

ONGC a également cofinancé à hauteur de 90 % avec l’entreprise publique Oil India, un pipeline de 741 km qui transporte le pétrole brut de la raffinerie de Khartoum à Port Soudan. Les frais de location qui étaient de 254 millions de dollars devaient être payés par le Soudan en 18 versements semestriels équivalents de 14,135 millions de dollars chacun à partir du 30 décembre 2005. La société a reçu un total de 11 versements (155,48 millions USD) jusqu’en décembre 2010 et les sept autres versements, d’un montant de 98,94 millions USD, sont restés en suspens.

Une situation qui a contraint ONGC à recourir à des voies diplomatiques et à un recours en arbitrage afin de se voir rembourser. En août 2018, les autorités soudanaises et les responsables de la société ont convenu d’un règlement à l’amiable de la dette. Cela mettait fin notamment à la procédure en arbitrage. Mais depuis cette date, aucun versement n’a été opéré par la partie soudanaise.

ONGC qui était l’un des plus gros producteurs du Soudan, va poursuivre ses efforts visant à entrer en possession de cette somme, a assuré un communiqué de la société. Un montant qui devrait lui permettre de mieux résister à la crise pétrolière actuelle.

Pour l’instant, les autorités soudanaises n’ont pas réagi à cette information.    

Moctar FICOU / VivAfrik     

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