Le chat domestique, une calamité envahissante pour la biodiversité ?

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La multiplication des chats devient problématique pour la faune sauvage. En effet, le chat, même domestiqué, conserve ses instincts et ses facultés de prédateur, indépendamment de tout besoin alimentaire. Autrement dit, même bien nourri et choyé, le chat reste un tueur nocturne, comme en témoignent les cadavres, peu dévorés, qu’il laisse au petit matin dans le jardin. La prédation est tellement importante que la LPO considère même le chat domestique comme une espèce « invasive » dans les écosystèmes.

Selon le Muséum national d’Histoire naturelle(France), le chat s’attaque à plus de 50 espèces en Europe occidentale avec des effectifs prélevés qui peuvent être importants. Ainsi, les amphibiens, reptiles et toutes sortes de petits vertébrés, souvent en voie de disparition en France, sont également les proies des chats domestiques dans le milieu naturel.

Selon différentes études et méthodes, un chat bien nourri peut capturer en moyenne 27 proies par an, contre 273 pour un chat errant et 1 071 pour un chat haret. Par conséquent, rien que les chats domestiques tuent environ 324 millions de petits animaux par an.

Au niveau planétaire, le chat, est, derrière le rat mais devant le renard et le chien, à l’origine de l’extinction de centaines d’espèces. En cause, la prédation directe mais aussi la compétition inter-espèces, la transmission de maladies et enfin l’association avec les autres espèces invasives. Ainsi, les chats sont responsables de l’extinction de 63 espèces de mammifères, oiseaux et reptiles depuis 500 ans, selon les recherches effectuées par le Docteur Tim Doherty du Center for Integrative Ecology of Deakin University (Australie) qui s’emploie notamment à montrer les ravages des chats en Australie.

En France, « La prédation importante des chats sur les animaux sauvages est un fait avéré. A titre d’exemple, en 2017, plus de 11% des animaux accueillis en centres de sauvegarde LPO furent des animaux blessés par des chats : 84 % sont des oiseaux, 16% sont des mammifères ou des reptiles », déplorait la LPO, fin janvier 2018.

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