Sommet « Finance en Commun » : pour des sociétés résilientes et respectueuses de l’environnement

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Le sommet « Finance en Commun », qui se déroule dans le cadre du Forum de Paris pour la paix, est la première réunion mondiale de toutes les banques publiques de développement, dont l’objectif est de construire de nouvelles formes de prospérité de manière résiliente. Dans le contexte de la pandémie de Covid-19 et de la crise socio-économique mondiale qui l’accompagne, les banques publiques de développement sont appelées à prendre des mesures audacieuses et décisives pour sauver et protéger des millions de vies dans le monde et pour jeter les bases d’un avenir plus juste et plus résilient où l’urgence à court terme peut être conciliée avec les objectifs à long terme. Sur la base de leurs réponses contracycliques à la crise, les banques publiques de développement ont un rôle clé à jouer dans la mise en œuvre de mesures de relance durable qui auront un impact à long terme sur la planète et les sociétés, fortes de leur poids financier équivalant à 10% des investissements réalisés chaque année par l’ensemble des acteurs publics et privés du monde, soit 2 500 milliards de dollars. Placé sous le haut patronage du président de la République française, Emmanuel Macron, et avec la participation du secrétaire général de l’Onu, António Guterres, le sommet « Finance en Commun » est une initiative de la Fédération mondiale des institutions de financement du développement et de l’International Development Finance Club (IDFC). Il est organisé par l’Agence française de développement avec le soutien de plusieurs organisations partenaires, dont la Banque africaine de développement, partenaire principal de l’événement. Les quelque 450 banques publiques de développement participantes devraient renforcer leur coopération grâce à des stratégies, des modèles de gouvernance, d’investissement, des activités et des modalités de fonctionnement harmonisés pour répondre à la crise tout en servant la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies (ODD) et la mise en œuvre des objectifs de l’accord de Paris sur le climat. Le sommet « Finance en Commun » vise à relier l’ensemble des acteurs de la communauté financière en faveur d’une action commune pour le climat et les ODD. Il réunira les banques de développement et d’autres parties prenantes clés : chefs d’État et de gouvernement, secteur privé, société civile, groupes de réflexion et universitaires, note afdb.org.

Comores : la BAD accorde un appui budgétaire de 20 millions de dollars pour soutenir l’économie du pays et lutter contre le Covid-19

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, vendredi 6 novembre 2020, un appui budgétaire de 20,58 millions de dollars américains en faveur des Comores pour faire face à la pandémie de Covid 19 et à ses effets sur l’économie de cet archipel situé au large des côtes d’Afrique de l’Est. L’appui financier de la Banque se compose d’un don de 6,86 millions de dollars émanant du Fonds africain de développement (FAD-15), d’un autre don de 9,39 millions de dollars et d’un prêt de 4,32 millions de dollars issus du pilier 1 de la Facilité d’appui à la transition (FAT). L’objectif du Programme d’appui budgétaire en réponse à la crise du Covid 19 pour l’Union des Comores (PABRC) est de contribuer à la concrétisation de la réponse sanitaire, sociale et économique adoptée par le Gouvernement à travers le « plan d’action multisectoriel pour la préparation et la réponse au Covid-19 ». De manière spécifique, l’opération contribuera à contenir l’expansion du Covid-19, renforcer la résilience des populations les plus vulnérables, et préserver l’outil de production. Dans son déploiement, le programme accompagnera la mise en place de sites d’isolement et de prise en charge des patients ainsi que la dotation en intrants des laboratoires insulaires de référence. Cela permettra d’ici à la mi-2021 d’augmenter la capacité d’administration des tests qui passerait de 15 à 120 tests par jour, avec un délai d’obtention des résultats qui diminuerait de deux à un jour. Cela permettra également une prise en charge efficace et gratuite des patients atteints de Covid-19. Le PABRC permettra en outre de renforcer le programme des filets sociaux en y améliorant l’accès pour les populations les plus vulnérables (femmes, personnes âgées, personnes au chômage et populations rurales) et d’améliorer la production alimentaire à travers la distribution des intrants aux petits exploitants. Des mesures économiques visant l’apurement des arriérés intérieurs et l’accès au crédit bancaire, grâce à la mise en place d’un fonds de garantie, permettront aux entreprises d’accéder aux ressources financières nécessaires pour faire face à leurs charges fixes. D’ici à la fin du programme, il est envisagé qu’environ 10 000 ménages dont 3 000 dirigés par des femmes, bénéficient de kits alimentaires. 150 petits producteurs sont visés par des appuis multiformes, tandis que 200 femmes accèderont à une assistance financière et matérielle pour atténuer les effets de la crise. Par ailleurs, 130 petites et moyennes entreprises bénéficieront de mesures financières, notamment d’accès au crédit et au moins 320 entreprises (PME et grandes entreprises) bénéficieront d’allègements fiscaux et d’aides publiques, avec en prime la préservation de 3 250 emplois, relaye sous un autre registre afdb.org.

Table ronde sur les échanges commerciaux intra-africains dans le contexte de la pandémie de Covid-19

La Banque africaine de développement a le plaisir de vous inviter, mardi 17 novembre 2020, à une table ronde virtuelle ayant pour thème : « Les échanges commerciaux intra-africains dans le contexte de la pandémie de Covid-19 : problèmes, enjeux et perspectives », dans le cadre du dialogue élargi « Cultivate Africa(le lien est externe) ». Le principal objectif du dialogue « Cultivate Africa(le lien est externe) » est de favoriser la constitution d’un partenariat multipartite conjoint pour mettre en place des mesures d’intervention durables et efficaces, capables de contrer les effets négatifs de la pandémie de Covid-19 sur la sécurité alimentaire, la nutrition et les systèmes alimentaires. Bien que les échanges commerciaux intra-africains du secteur agricole se soient accrus au fil des ans, leur niveau reste nettement inférieur à ce qu’il pourrait être. La question est donc de savoir si la pandémie peut être utilisée comme une opportunité permettant d’accroître les échanges commerciaux intra-africains du secteur agricole, et de créer et développer des chaînes d’approvisionnement à l’échelle régionale. Les participants débattront également des questions suivantes : Dans quelle mesure la pandémie a-t-elle amplifié ou réduit les obstacles auxquels sont confrontés les échanges commerciaux intra-africains ? Comment la Zone de libre-échange continental africaine (ZLECAf) peut-elle favoriser les échanges commerciaux intra-africains du secteur agricole ? De quel type de soutien les gouvernements, les exploitants agricoles et le secteur privé africains ont-ils besoin pour pouvoir atténuer l’impact de la pandémie ?, souligne afdb.org.

Moctar FICOU / VivAfrik

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