Prix Africain de l’Alimentation 2020 pour l’Innovation dans l’Agriculture Africaine (Prix 100 000 USD)

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Le Prix Africain de l’Alimentation est le prix éminent récompensant une personne ou une institution exceptionnelle qui dirige l’effort pour changer la réalité de l’agriculture en Afrique – d’une lutte pour survivre à une entreprise qui prospère. Le prix de 100 000 $ US célèbre les Africains qui prennent le contrôle du programme agricole de l’Afrique. Il met en lumière des initiatives audacieuses et des innovations techniques qui peuvent être reproduites à travers le continent pour créer une nouvelle ère de sécurité alimentaire et d’opportunités économiques pour tous les Africains. Le Prix Africain de l’Alimentation peut être décerné à tout individu ou groupe identifiable d’individus, ainsi qu’à des institutions, associations, organisations ou organismes gouvernementaux établis avec une structure judiciaire et organisationnelle formelle et reconnue contribuant à l’ensemble. Le Prix peut être décerné à tout candidat qualifié, quelle que soit sa nationalité, sa profession ou son lieu, dont le travail et les contributions qui en découlent ont eu un impact clair sur la situation en Afrique, au niveau national, régional ou pour le continent. Le prix peut être décerné en référence à une contribution ou une réalisation spécifique, ou à une série d’efforts et de résultats dans le passé récent, de préférence au cours des dernières années. Les membres actuels ou récents du Comité du Prix de l’Alimentation en Afrique, ou une institution / organisation dirigée par un tel membre, ne sont pas éligibles pour le Prix. Le prix ne peut pas être décerné à une personne déjà décédée, mais sera présenté dans le cas où un gagnant décède avant de recevoir le prix. Le prix peut être décerné à plus d’un gagnant, mais pas plus de deux. En cas de partage, chaque gagnant recevra un prix égal (100 000 USD divisé en deux), un diplôme et un trophée. Le processus de nomination pour le Prix Africain de l’Alimentation 2020 commence par l’envoi des candidatures au Secrétariat du Prix Africain de l’Alimentation avant le lundi 1er juin 2020. Les candidatures doivent contenir les informations demandées dans le Guide de nomination. Le Secrétariat du Prix de l’Alimentation Africaine assiste ensuite le Comité du Prix de l’Alimentation Africaine pour sélectionner et sélectionner les candidats. L’Africa Food Prize Committee choisit le lauréat par vote unanime. Le Comité a une autorité absolue et ses décisions ne peuvent être ni annulées ni appelées, renseigne opportunite.africa.

Afrique du Nord : une révision majeure de l’économie et de l’éducation nécessaires face à la révolution des TIC post-Covid19

Le Bureau de la CEA en Afrique du Nord, le Bureau de l’UNESCO pour le Maghreb et le Policy Center for the New South ont organisé mercredi 4 novembre un webinaire sous le thème : « Innovations et nouvelles technologies en Afrique du Nord dans le contexte de la Covid-19 ». La rencontre avait pour but de déterminer comment les pays nord-africains peuvent saisir les opportunités fournies par les innovations technologiques réalisées durant la crise de la Covid-19 pour mieux naviguer les tendances économiques mondiales au lendemain de la pandémie, et comment utiliser ces réalisations pour restaurer, renforcer la croissance et faciliter la création d’emploi pour leur jeunesse aux effectifs grandissants. « Cette crise a entraîné plusieurs changements majeurs, dont beaucoup resteront avec nous même après avoir maîtrisé cette pandémie. Parmi ces derniers figure l’émergence de chaînes de valeur plus concentrées et de nouveaux secteurs stratégiques, l’accélération de la 4ème révolution industrielle et son impact sur l’emploi, tant au niveau mondial qu’en Afrique du Nord. Ceci confirme que les économies nord-africaines doivent non seulement gérer la crise en cours, mais aussi s’assurer de ne pas se retrouver parmi les oubliés de la reprise et la transformation économique mondiale », a déclaré Khaled Hussein, directeur par intérim du bureau de la CEA pour l’Afrique du Nord. « La pandémie de la Covid-19 a démontré au monde le rôle primordial joué par les nouvelles technologies dans la gestion de cette crise. Ces technologies sont des leviers essentiels et des moteurs de croissance performants offrant des solutions innovantes, voire révolutionnaires dans différents domaines. Les pays de l’Afrique du Nord devraient profiter davantage de cette évolution technologique pour fonder une nouvelle économie basée sur la connaissance et la créativité », a ajouté Golda El Khoury, Représentante de l’UNESCO pour le Maghreb, qui a par ailleurs souligné la nécessité pour les pays de généraliser l’usage des TIC dans leurs systèmes éducatifs, et d’adapter les techniques pédagogiques à l’apprentissage en ligne. Il est aujourd’hui estimé que la crise économique engendrée par la Covid-19 ne permettra un début de reprise qu’en 2021, des répercussions étant attendues sur plusieurs années. En 2020, il est attendu que l’Afrique du Nord soit confrontée à une baisse de 1,8% de son PIB en raison de l’impact de la crise sur des sources essentielles de devises étrangères. Il est également attendu que la sous-région perde quelques 5 millions d’emplois en 2020, et pourrait en voir bien plus menacés par l’accélération de la 4ème révolution face à la pandémie, indique fr.unesco.org.  

Faciliter l’émergence d’écosystèmes favorables à l’innovation

Depuis le début de la pandémie, les pays d’Afrique du Nord ont pris des mesures significatives pour faire face, notamment une utilisation accrue des nouvelles technologies. Afin de les consolider et de faciliter une reprise économique plus rapide, le webinaire a adopté plusieurs recommandations, parmi lesquelles : La nécessité pour les pays de mettre en place des cadres juridiques solides en soutien à l’économie en ligne, afin de faciliter l’émergence d’écosystèmes favorables à l’innovation offrant une meilleure protection de la propriété intellectuelle ; Un financement public et privé accru de la R&D et son inclusion dans les programmes nationaux de relance économique ; Elargir les accès aux marchés pour les PME et les startups innovantes et leur permettre d’aller au-delà des marchés nationaux, en augmentant les échanges entre les pays d’Afrique du Nord et à l’échelle continentale à travers la ZLECAf ; Etablir des stratégies pour une refonte complète des systèmes éducatifs comprenant l’introduction des nouvelles technologies, l’adaptation des méthodes d’enseignement et d’apprentissage, et la mise en place de mesures pour garantir un accès élargi des apprenants à Internet et aux équipements nécessaires pour leurs études afin que personne ne soit laissé pour compte. Selon Larbi Jaïdi, Senior Fellow au Policy Center for the New South, les pays d’Afrique du Nord ont également de meilleures chances de reconstruire leurs économies en mieux et d’intensifier l’innovation en renforçant la coordination entre eux. « Le paysage de l’innovation est, à l’heure actuelle, extrêmement interconnecté à l’échelle mondiale. Des solutions technologiques de plus en plus complexes pour relever les défis maghrébins communs nécessitent des équipes de chercheurs de plus en plus nombreuses et spécialisées, qui s’appuient sur la collaboration régionale et internationale. Il est impératif que les économies maghrébines renforcent leurs ouvertures les unes sur les autres afin de favoriser l’innovation », a-t-il déclaré. Le webinaire sur « Innovations et nouvelles technologies en Afrique du Nord dans le contexte de la Covid-19 » s’est tenu avec la participation de représentants et d’experts d’Algérie, d’Égypte, de Libye, du Maroc, de Mauritanie, du Soudan et de Tunisie. Les principales recommandations seront soumises au prochain trente-cinquième Comité intergouvernemental de hauts fonctionnaires et d’experts (ICSOE) prévu le 17 novembre 2020, conclut fr.unesco.org.

Moctar FICOU / VivAfrik    

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