La question liée à l’avenir des jeunes agri-preneurs passée au peigne fin au Sénégal

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La capitale sénégalaise a accueilli, mercredi 25 novembre 2020, un atelier de validation de la Stratégie de dialogue multi-acteurs pour des investissements responsables au profit des jeunes agri-preneurs. Cette rencontre de deux jours est organisée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en collaboration avec l’ONG Rikolto ex Veco. Elle réunit 21 réseaux de jeunes agripreneurs, des ministères, directions et autres organes étatiques concernés par la question.

Pendant deux jours, les participants ont planché sur « la validation de la stratégie pour des solutions aux besoins identifiés des jeunes, la structuration d’un réseau d’agripreneurs et la définition d’un plan d’actions pour une meilleure prise en charge des besoins des agripreneurs ».

« Cet atelier de deux jours est un processus de dialogue multi-acteurs initié autour de 9 points qui mettront autour de la même table des jeunes et toutes les parties prenantes, en vue de générer des solutions », a déclaré Hamado Tapsoba de l’ONG Rikolto.

Selon le directeur régional Afrique de l’Ouest de cette ONG qui s’exprimait dans les colonnes de l’APS, ces 9 thèmes identifiés sous forme de plaidoyer sont l’accès au foncier, à l’eau, aux intrants, aux TIC, au financement, les facilités de création d’entreprise, entre autres.

La rencontre a pour objectif de faire non seulement « un état des lieux du problème, mais aussi de mettre en place la structuration qu’il faut et un plan d’actions susceptible de résoudre le problème », a-t-il souligné.

« Il s’agit aussi de voir comment faire pour renforcer les capacités, en mettant en place un système qui permet aux jeunes d’avoir accès à l’information, autour de la formation, du financement, etc, », a-t-il poursuivi.

A l’issue d’un travail fait précédemment, a-t-il relevé, des points essentiels avaient été ressortis pour permettre aux jeunes agri-preneurs d’effectuer un plaidoyer en vue de satisfaire leurs besoins.

Des points bloquants demeurent dans le domaine de l’agriculture, et il y a lieu d’y remédier, estime le responsable de l’ONG Rikolto.

« Nous estimons que les solutions à ces problèmes relèvent des instances nationales dans la mesure où ce sont elles qui sont aptes à créer des conditions favorables pour ces jeunes », a-t-il estimé.

Selon le Coordonnateur Approche pays intégré de la FAO, Oumar Syll, l’analyse effectuée en amont avec les jeunes a permis d’identifier les contraintes ou les choses à améliorer dans le domaine de l’agri-entrepreneur.

Pour lui, la cartographie de l’offre et de la demande ont permis aussi de concevoir « un programme labélisé » de la FAO.

Ce programme constitue à son tour, selon M. Syll, « une réponse globale » à partir de laquelle sont tirées « des répliques spécifiques » par rapport aux demandes des jeunes.

« Au-delà du plaidoyer, c’est un cadre institutionnel qui permet aux jeunes d’interagir directement avec les institutions qui donnent des réponses concrètes aux cadres opérationnels », a-t-il fait valoir.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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