Programme d’appui à la compétitivité en Afrique de l’Ouest (PACAO) : 2, 3 milliards de francs pour la compétitivité des filières mangue, oignon et TIC

0

Un programme pour la compétitivité des filières mangue, oignon et les services liés aux TIC doté d’un budget 3, 5 millions d’euros (près de 2, 3 milliards de francs Cfa), a été lancé  à Dakar par le Sénégal, l’Union européenne (UE) et le Centre du commercial international (ITC). La cérémonie de lancement s’est tenue lundi à Dakar en présence de la ministre du Commerce et des Petites et moyennes entreprises (Pme), de l’ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal, entre autres.

Financé par l’Union européenne et doté d’un budget de 110 millions d’euros pour l’Afrique de l’ouest dont 3.455.098 euros pour le volet Sénégal, le projet a démarré en juin 2020 et sera mis en œuvre jusqu’en avril 2023. « Il vise l’émergence de sociétés coopératives à vocation commerciale, basées sur l’Acte Uniforme de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) sur les filières mangue et oignon », renseigne-t-on dans un document remis à la presse.

Irène Mingasson, ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal, a souligné « Un point central de notre partenariat UE-Sénégal ». Selon elle, « ces PME sont le moteur de l’économie du Sénégal et de la plupart des pays africains. Elles sont sources d’emploi pour les jeunes hommes et femmes qui arrivent sur le marché du travail ». Donc, « elles ont besoin d’appui ».

Accompagnée de représentants du secteur privé, l’ambassadrice de l’UE de rappeler que le projet « vise à améliorer le climat des affaires au niveau national et régional, à booster la performance, la croissance et la contribution à l’industrie, le commerce sous-régional et les exportations ». Et l’un de ses enjeux « est de permettre une structuration et une professionnalisation des chaînes de valeurs agricoles (manques, oignons et TIC) » notamment en termes de logistiques, stockages, transformation.

Pour ce qui est de sa mise en œuvre, Irène Mingasson recommande au partenaire sénégalais de « Garder le cap sur les réformes qui assurent un environnement des affaires, porteur, fiable, créateur de confiance pour l’investissement. Maintenir l’adéquation et la formation ». « En Afrique de l’Ouest, l’UE est un partenaire stratégique de longue date de la Cedeao et de l’Uemoa ainsi que de ses États membres notamment sur les questions de facilitation du commerce ». Et « L’UE sera toujours un partenaire de confiance, à vos côtés, solide », dira-t-elle à l’endroit de la ministre du Commerce et des Pme.

Abondant dans le même sens, Aminata Assome Diatta a salué l’impact que va avoir ce projet pour les startups au Sénégal. « Pour que les sociétés coopératives soient performantes, elles doivent être bien encadrées et suffisamment outillées. Elles doivent remplir les conditions qui permettent à Pacao Sénégal d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés, à savoir la mise à niveau de l’offre sénégalaise de mangue et d’oignons suivant les exigences des marchés ciblés, qu’ils soient intérieurs, régionaux ou mondiaux ».

Pour l’atteinte des objectifs, elle dit compter sur le Centre du commerce international (ICT), agence d’exécution du PACAO au Sénégal. « Son expertise dans le domaine du renforcement des capacités productives et son expérience en matière d’assistance technique liée au commerce en Afrique de l’ouest et au Sénégal ne sont plus à démontrer », a reconnu Aminata Assome Diatta qui a annoncé, dans le cadre du démarrage des activités du PACAO, l’installation dans les prochains jours du comité de pilotage et du comité technique de suivi.

« Je veillerai personnellement à ce que le département en charge du Commerce et des Pme joue pleinement sa partition dans la mise en œuvre de ce programme », a-t-elle assuré devant les partenaires de l’UE.

Laisser un commentaire