Vers le lancement d’un master sur la gouvernance foncière en Afrique

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Cotonou, la capitale du Bénin a accueilli, la semaine dernière, une réunion visant la validation du programme de formation universitaire qui sera bientôt lancé afin de répondre au déficit de compétences dans le foncier en Afrique.                              

Suffisant pour les universités d’Afrique de l’Ouest sous l’impulsion du Réseau d’excellence pour la gouvernance foncière en Afrique de l’Ouest francophone (NELGA-AOF) de valider les programmes de formation pour un master dans le domaine de la gouvernance et de l’ingénierie foncière en Afrique.

Il s’agit des universités d’Abomey-Calavi, de Parakou et d’Agriculture au Bénin, de Kindia en Guinée, des sciences juridiques et politiques de Bamako au Mali et de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis au Sénégal.  

Si l’on se fie aux initiateurs de ce rassemblement, cette formation s’inscrit dans le cadre d’un programme de l’Union africaine qui vise à développer les offres de formation universitaire dans les domaines de la gouvernance foncière, à savoir : la sécurisation, l’implication des acteurs, le développement durable, la répartition par genre et l’utilisation des nouvelles technologies.

Le programme innovant, dont le contenu prend en compte les besoins et la demande du marché de l’emploi va se présenter sous forme de formations qualifiantes de longue et courte durée. L’objectif est de donner aux étudiants et aux professionnels les compétences pour combler le déficit de ressources humaines dans le domaine du foncier dans la sous-région.

Joseph Dossou, point focal Bénin NELGA-AOF a précisé que « les questions de la gestion du foncier, d’accaparement des terres en milieu urbain et rural posent d’énormes problèmes qui opposent des personnes, des familles, des villages et même des départements. Notre réflexion, s’il y a tant de problèmes qui ne trouvent pas de solutions, c’est parce que nous n’avons pas encore réussi à former les ressources humaines qui seraient capables d’anticiper, d’analyser et de trouver des solutions adéquates à ces problèmes-là ».

Avant le lancement de la formation, il reste à définir si la formation sera logée dans une entité universitaire ou si un institut de formation, de recherche et d’expertise autonome sera créé pour l’héberger.    

Moctar FICOU / VivAfrik

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