Le parc national des oiseaux de Djoudj (Sénégal) vit de plein fouet les effets du Covid-19

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Le colonel Mamadou Sidibé, directeur des Aires marines communautaires protégées a admis, vendredi 15 janvier 2021 que le parc national des oiseaux de Djoudj, situé dans la région de Saint-Louis, est fortement impacté par la pandémie du Coronavirus (Covid-19) avec une réduction au néant du nombre de visiteurs étrangers, lequel était de l’ordre de 10 000 touristes en moyenne par an.

M. Sidibé qui s’exprimait en marge de la cérémonie annuelle de dénombrement des oiseaux de ce parc a insisté sur le fait que l’absence totale de touristes, cette année, était la manifestation concrète des conséquences néfastes de la crise sanitaire sur le parc de Djoudj.

En termes de présence de touristes, il est évident aujourd’hui que Djoudj, qui était important avec des entrées tournant autour de dix-mille, subit les conséquences de la pandémie, s’est désolé le directeur des Aires marines communautaires protégées, rappelant que le dénombrement des oiseaux a permis de renseigner sur la vitalité du Parc de Djoudj, en donnant notamment une indication sur la présence ou l’absence d’un tel ou tel autre oiseau.

Pour le dénombrement des oiseaux édition 2021, le Marabout a été choisi comme oiseau parrain, a-t-il fait savoir non sans souligner que cette espèce protégée présente au parc national de Niokolokoba (Tambacounda) n’était plus visible à Djoudj et au Delta du Saloum (centre), suscitant des interrogations. Il a par ailleurs salué l’implication de partenaires luxembourgeois et d’institutions internationales dans l’érection d’une digue de protection au sein du parc de Djoudj.

« Ces partenaires dont des français ont également permis au parc de se doter de drones de surveillance et de suivi à temps réel de l’évolution des plantes aquatiques envahissantes permettant ainsi des interventions dynamiques », a-t-il assuré.

Concluant son speech, le directeur des Aires marines communautaires protégées soupire que ces appareils permettent également d’avoir une meilleure connaissance de l’état de l’écosystème dans cette zone.                     

Moctar FICOU / VivAfrik

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