ODD 13 : une priorité pour les pays africains pour répondre au changement climatique

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Changement climatique : l’Afrique vers les énergies renouvelables

En parallèle de l’Assemblée générale des Nations unies, en septembre 2015, 193 dirigeants de la planète se sont engagés sur 17 objectifs mondiaux afin d’atteindre trois super objectifs d’ici 2030. Parmi ces 17 objectifs, un en particulier revêt une importance capitale : Il s’agit de l’objectif 13 qui concerne la lutte contre les changements climatiques. Les changements climatiques affectent désormais tous les pays sur tous les continents. Cela perturbe les économies nationales et affecte des vies. Les conditions météorologiques changent, le niveau de la mer monte, les phénomènes météorologiques deviennent plus extrêmes et les émissions de gaz à effet de serre sont maintenant à leur plus haut niveau de l’histoire. Les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables sont les plus touchées, notamment en Afrique. Ainsi, des solutions abordables et évolutives sont désormais disponibles pour permettre aux pays de passer à des économies plus propres et plus résilientes. Le rythme du changement s’accélère à mesure que de plus en plus de personnes se tournent vers les énergies renouvelables et que d’autres mesures réduiront les émissions et intensifieront les efforts d’adaptation. Le changement climatique est toutefois un défi mondial qui ne respecte pas les frontières nationales. C’est un problème qui nécessite des solutions qui doivent être coordonnées au niveau international pour aider les pays en développement à évoluer vers une économie à faibles émissions de carbone, lit-on dans la chronique du 23 janvier de l’Agence d’information d’Afrique Centrale. L’Afrique est le continent le plus vulnérable vis-à-vis des changements climatiques ; avec 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, elle se place plus dans une logique d’adaptation que dans celle de l’atténuation, avec néanmoins des capacités d’adaptation très limitées. Les spécialistes avancent que le changement climatique va aggraver la vulnérabilité des populations. Jusqu’à 2030, les coûts économiques du changement climatique en Afrique sont estimés de 1,5 à 3% du PIB avec un besoin minimum de 10 milliards de dollars par an pour le financement de l’adaptation. La même chronique poursuit que l’accès aux financements verts et aux technologies propres ainsi que le renforcement des capacités constituent également des défis majeurs pour le continent. L’Afrique dispose d’un véritable potentiel d’énergies renouvelables (solaire, éolien, géothermie et hydraulique), jusqu’à présent peu exploité. Il revient aux dirigeants des pays respectifs de promouvoir des mécanismes de renforcement des capacités afin que chaque Etat se dote de moyens efficaces de planification et de gestion pour faire face aux changements climatiques et espérer atteindre l’objectif numéro 13 à l’horizon 2030. 

TOGO : un institut de formation aux énergies renouvelables sera construit à Lomé

Après la construction de l’Institut de formation en alternance pour le développement (IFAD) d’Elavagnon, dédié à l’aquaculture et celui de Barkoissi orienté vers l’élevage, le gouvernement du Togo décide de mettre sur pied un centre de formation sur les énergies renouvelables. L’IFAD – Énergies renouvelables sera construit dans la capitale Lomé. Le projet sera mis en œuvre par une entreprise locale. Le ministère togolais des Travaux publics a récemment lancé un appel d’offres pour la construction de campus de l’IFAD – Énergies renouvelables, affirme Afrik 21, à sa Une du 22 janvier. Jusqu’au 16 février 2021, les entreprises intéressées par l’appel d’offres devront se manifester. En effet, les sociétés retenues exécuteront le projet en plusieurs lots : infrastructures, électricité courant fort, poste de livraison et énergie solaire, câblage informatique et infrastructure réseau, et plomberie. Une fois livré, l’institut proposera aux Togolais, des formations sur des modules comme la fabrication, l’installation et la maintenance des panneaux solaires. L’acquisition de cette expertise sera une plus-value pour ce pays qui ambitionne de porter à 50 % la part des énergies renouvelables dans son mix électrique. Une fois sur le marché de l’emploi, les réalisations des futurs techniciens togolais, spécialisés dans les énergies renouvelables devraient être suivies par l’Agence togolaise d’électrification rurale et des énergies renouvelables (AT2ER) à travers une plateforme en ligne dédiée à la gestion d’off-grids verts.

 ALGERIE : Laghouat accueil un institut de formation spécialisé dans les filières liées aux hydrocarbures

La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels Hoyam Benfriha a annoncé ce dimanche à Laghouat l’ouverture prochaine dans cette wilaya d’un institut national spécialisé dans les filières liées aux hydrocarbures. D’après Algérie Presse Service, une décision ministérielle a été prise pour la reconversion du Centre de formation professionnelle et d’apprentissage (CFPA), un institut national spécialisé de la formation professionnelle dans les filières liées aux activités pétrolières et gazières dans la wilaya. La démarche intervient en réponse aux sollicitations de la population de la région où opèrent de grandes entreprises énergétiques. Les services du secteur s’attèlent à réunir les conditions adéquates pour le lancement du projet de Baccalauréat professionnel.

La société a besoin actuellement de porteurs de métiers, de techniciens et techniciens supérieurs, au vu de leur importance, exhortant, à ce titre, les jeunes stagiaires à plus de recherches dans leurs domaines afin d’actualiser leurs connaissances et d’améliorer leurs niveaux de sorte à se mettre au diapason de l’évolution des métiers de l’énergie par le monde. Aussi, Algérie Presse Servicenous apprend que le module de l’entrepreneuriat a été introduit dans les différents programmes pédagogiques, des diverses filières, vise à encourager les jeunes à monter leurs propres entreprises La première journée de la visite de travail de la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels dans la wilaya a été aussi marquée par la signature de deux conventions de partenariat entre le secteur d’une part et la Direction de l’Emploi de la wilaya pour une mise en adéquation de la formation avec les besoins du marché, et avec la société de montage industrielle (Etterkib) de la Sonelgaz pour répondre à la demande d’entreprises énergétiques.au terme de leur formation, dans un but de renforcer le tissus d’entreprises et générer des emplois.

Maïmouna Diop (Stagiaire / VivAfrik)

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