Après le Sénégal, la Mauritanie alerte sur la grippe aviaire dans le parc du Diawling

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Le parc national du Diawling est fermé aux visiteurs depuis samedi 30 janvier 2021. Une mesure prise par le gouvernement après la découverte, dans le bassin de la réserve, de 245 carcasses de poussins de pélicans et d’une douzaine d’adultes de la même espèce. Information rendue publique par un communiqué du ministère mauritanien de l’Environnement et du développement durable.

Selon le communiqué rendu public, le parc du Diawling est situé à 5 km du parc sénégalais pour la conservation des oiseaux de Djdouj, où 750 pélicans sont morts récemment de la grippe aviaire. Ce n’est donc pas une surprise si le même phénomène se produit en Mauritanie.

« Créée en 1991, la réserve protégée du Diawling se trouve à 230 km de Nouakchott, dans le sud de la Mauritanie. Avec une superficie de 16. 000 hectares, la réserve offre un espace naturel adapté à la bonne conservation des espèces végétales et animales. Les oiseaux, notamment les pélicans blancs, constituent une importante partie de la biodiversité du parc.

C’est pourquoi, peu après l’alerte donnée par le conservateur national sur la découverte des carcasses de pélicans, les autorités ont ordonné la cessation de toutes activités humaines sur le site et ses environs. Une délégation représentant plusieurs ministères s’était, auparavant, rendue sur place pour mieux évaluer la situation. C’est après son passage qu’a été lancée une campagne de sensibilisation demandant aux populations d’éviter de manipuler les carcasses des oiseaux morts de la grippe aviaire », lit-on dans le communiqué.       

La fermeture du parc est synonyme de chômage pour son personnel, mais aussi, d’une chute d’activité pour les populations riveraines qui vivent de l’agriculture et de l’élevage grâce à la réserve.

« Cette fermeture engendrera certainement des conséquences socio-économiques, dans ce cadre-là, le ministre a déjà pris l’initiative de coordonner une action avec les départements concernés pour venir en aide à la population locale ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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