Biodiversité – assainissement : L’Afrique plus que jamais concernée !

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Afrique du Sud, le Covid sauve les rhinocéros

Le coronavirus offre un moment de répit aux rhinocéros en Afrique du Sud. Les restrictions liées à la lutte contre la pandémie ont permis de baisser le braconnage de 33 %, en 2020, nous apprends Africanews. En 2020, au moins 394 rhinocéros, contre 594 en 2019 ont été abattus, selon les données du ministère sud-africain de l’Environnement. Une bonne nouvelle pour un pays qui abrite 80 % de la population mondiale de rhinocéros.

Pour sa part, le site web GoodPlanet mag’, s’est intéressé à la saisie de rhinocéros qu’il titre à sa UNE du 04 février : « Afrique du Sud : saisie de cornes de rhinocéros estimées à plus de 3 millions de dollars ».  Annoncé jeudi par les douanes sud-africaines, la saisie de cornes de rhinocéros est estimée d’une valeur à plus de 3,5 millions de dollars, la quatrième prise de ce type en sept mois. Lors d’une inspection de routine à l’aéroport international O.R Tambo de Johannesburg, dix-huit morceaux de cornes de rhinocéros ont été découverts. Emballée dans des « vêtements traditionnels », la cargaison était déclarée comme contenant des cartouches d’imprimante destinées à la Malaisie. L’envoi a été scanné avec des rayons X et « l’analyse d’images reflétait des objets ressemblant à la forme de cornes de rhinocéros », ont indiqué les Douanes dans un communiqué.

La BAD, le PNUE et Grid publient un guide pour l’assainissement durable pour l’Afrique

Un outil pour évaluer et stimuler le secteur de l’assainissement de l’Afrique a été présenté par la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et Grid-Arendal. « L’Atlas de l’assainissement et des eaux usées » est le fruit de quatre années de recherches. Afrik 21 révèle que l’Afrique ne peut avoir une société saine sans un accès adéquat à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène : C’est la préconisation faite il y’a quelques années par la BAD, PNUE et Grid-Arendal. Pour aider le continent à trouver une issue à cette problématique, les trois entités décident de réunir dans un document des solutions pratiques. L’objectif est l’amélioration de la gestion des eaux usées et la fourniture des services d’assainissement, permettant ainsi de préserver la santé des populations et d’assurer la durabilité des ressources naturelles de l’Afrique.

« Améliorer l’assainissement est essentiel pour accélérer la reprise post-pandémique en Afrique », titre le site chinois Xinhua Afrique à sa UNE du 02 février.

L’assainissement est essentiel pour l’accélération de la reprise post-pandémique, selon le PNUE, repris par le site d’information chinois Xinhua Afrique. Les pays africains doivent investir en priorité dans l’assainissement et le traitement des eaux usées dans le cadre de leurs programmes respectifs de relance post-pandémique, a déclaré mardi une responsable du PNUE. Leticia Carvalho, directrice de la branche Marine et Eau douce du PNUE, a déclaré que la rénovation des infrastructures d’assainissement de l’Afrique permettrait de renforcer les efforts du continent pour surmonter les chocs causés par la pandémie et parvenir à une croissance inclusive. Tandis que le monde entier cherche à reconstruire en mieux après le COVID-19, il est essentiel de donner la priorité aux infrastructures de traitement des eaux usées et d’assainissement en Afrique », a ajouté Mme Carvalho à l’occasion du lancement du premier « Atlas de l’assainissement et des eaux usées en Afrique », un document compilé par le PNUE en collaboration avec la BAD.

L’orpaillage artisanal détruit l’environnement à Hambol, titre DW. Com à sa UNE du 04 février

L’utilisation de produits chimiques pollue les nappes phréatiques et les terres agricoles sont rendues inexploitables, ce qui aggrave la pénurie alimentaire. La dégradation de l’environnement à Katiola est favorisée par l’exploitation artisanale de l’or, le chef-lieu du Hambol en Côte d’Ivoire. Pour extraire une petite quantité de métal, les orpailleurs utilisent une quantité importante d’eau, d’oxyde de soufre, de mercure et d’essence. Cela entraîne une catastrophe écologique dans cette région du Hambol où les sites d’orpaillages artisanaux se sont multipliés ces dernières années. La région subit désormais la déforestation, la pollution des nappes phréatiques et un appauvrissement des sols qui rend la pratique agricole désormais difficile. Les activités d’orpaillage sur les sites du Hambol ont par ailleurs contribué à la disparition de la faune en raison de la déforestation et la pollution de l’environnement.

Maïmouna Diop (Stagiaire / VivAfrik)

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