Le ministère de l’Agriculture met en garde contre la consommation d’un coquillage marin en vente en Tunisie

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Le ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche met en garde, ce mardi 02 février, contre « les risques de consommation de palourdes vivantes (clovisses), de type « Ruditapes decussatus », actuellement en vente sur les marchés tunisiens, étant des produits d’origine inconnue,  non soumis au contrôle vétérinaire, et issus d’une pêche illégale ». Le ministère appelle les consommateurs « à éviter la consommation de cette espèce de coquillage marin, dans la mesure où elle ne répond pas aux conditions de sécurité alimentaire, et constitue un danger pour la santé ». Le département de la rue Alain Savary rappelle que « la saison de pêche des palourdes vivantes a été suspendue pour préserver les réserves et en permettre le renouvellement », et appelle les citoyens « à dénoncer tous les dépassements propres à la collecte et à la vente des palourdes vivantes, auprès du commissariat régional de développement agricole le plus proche », note news.gnet.tn.

Afrique : l’ivoire, qu’il soit légal ou illégal ne sera plus vendu en Europe

La Commission de l’Union européenne est en train de consulter l’opinion publique sur le projet de mesures visant à interdire le commerce de l’ivoire sur son sol. Dans sa stratégie en faveur de la biodiversité, l’Europe entend contribuer indirectement à la préservation des éléphants d’Afrique. Car 20 000 d’entre eux meurent chaque année pour leur ivoire. L’étau se resserre au tour des chasseurs d’éléphants africains. L’ivoire qu’ils extraient des éléphants après abattage n’aura bientôt plus de possibilités d’être vendu au sein de l’Union européenne (UE). Car la Commission européenne propose de nouvelles mesures d’interdiction du commerce d’ivoire sur son sol. Après sa présentation aux États membres et aux parties prenantes, le projet de règlement est à présent ouvert à l’avis final du public, et ce jusqu’au 26 février 2021. C’est après cette étape qu’interviendra son adoption définitive par la Commission. Ledit projet interdit le commerce de l’ivoire, à l’exception des instruments de musique et des antiquités acquises légalement avant 1975, et dont la commercialisation ne sera possible qu’avec un permis. Ce projet de règlement simplifie les règles et facilite le travail des services répressifs, afin de veiller à ce que le commerce très limité restant licite dans l’UE ne contribue pas au braconnage ou au trafic illégal. « Des milliers d’éléphants sont tués chaque année pour leur ivoire. C’est inacceptable. Le commerce illégal de l’ivoire est un problème international et nous sommes déterminés à montrer l’exemple et à jouer notre rôle dans la résolution de ce problème mondial. Et cette proposition de règles plus strictes présentée reflète cette ambition » explique Virginijus Sinkevičius, commissaire chargé de l’environnement, des océans et de la pêche auprès de la Commission européenne. Selon l’Ifaw, une ONG internationale qui milite depuis une dizaine d’années pour restreindre le commerce de l’ivoire en Europe, ce continent est la troisième plus importante destination du trafic d’animaux sauvages. Plus de 2 tonnes d’ivoire illégal y ont été saisies en 2016. Cet ivoire provient principalement d’Afrique où selon la même source, un éléphant est tué toutes les 26 minutes pour ses défenses. Ce qui représente un total de 20 000 éléphants massacrés chaque année par les braconniers, a de son côté souligné afrik21.africa.

Algérie : « Réouverture courant de 2021 de la pêche du corail rouge »

Le ministre de la pêche et des productions halieutiques M. Sid Ahmed Ferroukhi a annoncé, mardi, à El Tarf, que « la pêche du corail rouge sera rouverte durant l’année en cours, dès que toutes les conditions seront réunies ». S’exprimant lors d’un atelier national sur l’exploitation du corail, organisé par l’ANDPA (Agence nationale de développement durable de la pêche et de l’aquaculture), le ministre a indiqué que l’activité sera rouverte au cours de cette année « sur des bases bien fondées » après finalisation des textes et des mécanismes réglementaires en concertation avec les professionnels et autres acteurs et intervenants dans le domaine de la production et de l’exploitation du corail ». L’objectif de cet atelier, retransmis en Visioconférence pour les professionnels des wilayas de Jijel et Skikda, vise, a-t-il ajouté, à ouvrir « un débat fructueux sur la situation de cette filière et de mobiliser l’ensemble des acteurs autour de l’enjeu d’aplanir toutes les entraves existantes, la finalité étant de revenir à l’activité de pêche au corail dans des conditions organisationnelles irréprochables dans les wilayas concernées ». Soulignant que le « compte à rebours » s’agissant de la pêche du corail rouge, a été enclenché « dès aujourd’hui », M. Ferroukhi a aussi précisé que les textes et loi régissant cette activité ont été élaborés pour permettre une exploitation « rationnelle et durable » de cette richesse. Il a également souligné que la réouverture de cette activité permettra de mettre fin au « braconnage de cette richesse, assurera outre un essor économique certain avec emplois et plus-value, une renaissance des métiers de transformation, et des coopérations avec les différents partenaires dont l’université ». A son arrivée à El Tarf, M. Ferroukhi a tenu une rencontre à huis clos avec l’ensemble des professionnels de la pêche, et s’est auparavant rendu, accompagné du wali Harfouche Benarar, au port de pêche d’El Kala, où il a rencontré des marins et pris acte de leurs principales préoccupations socio-professionnelles. In situ, il a suivi un exposé sur les activités de l’entreprise de gestion portuaire d’El Tarf et les investissements entrepris pour assurer de meilleures commodités de fonctionnent de ce port. Le ministre de la pêche a, d’autre part, présidé une cérémonie de distribution de 10 bus pour le ramassage scolaire dont une partie a été dédiée aux zones d’ombre. Chaque périmètre sera attribué à 30 concessionnaires avec un délai d’exploitation de 05 ans et une quantité de pêche « autorisée minimale » de 100 Kg / an, a ajouté la même source.       

Moctar FICOU / VivAfrik

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