Le Recyclage et la Gestion des déchets au menu de la presse africaine

0

Cameroun : le recyclage des déchets s’organise

Le maire de Douala a visité vendredi dernier, un projet initié par des étudiants d’une école d’architecture de Paris, annonce Cameroon Tribune. C’est sur le drain du Kondi, au lieu-dit « montée Saint Thomas » à Logbaba (Douala III), que la recyclerie sera installée. La structure, pensée par des étudiants français, sera dédiée à la récupération, au tri et au recyclage des déchets. Le projet comprend un aménagement paysager dans lequel on retrouvera des plantes dépolluantes. C’est d’ailleurs par cet aménagement paysager que le maire de la ville, Dr Roger Mbassa Ndinè, a débuté la visite du chantier vendredi. A ses côtés, le maire de la commune de Douala III, Valentin Epoupa Bossambo, un des partenaires du projet, écrit Cameroon Tribune. Les premiers arbres plantés donnent fière allure au drain à ce niveau, à la grande satisfaction des riverains. « Nous avons aménagé les bords d’une rive en disposant des plantes basses à proximité de l’eau. De l’autre côté, on a fait un remodelage de talus en y insérant des plantes plus hautes pour créer des lieux d’ombrage afin que les gens puissent passer du bon temps sur ces endroits », a indiqué Noémie Cassereau, présidente de l’association « Fabrique collective ». Ainsi, pour Cameroon Tribune, quant à la recyclerie proprement dite, le chantier qui en est à sa première phase évolue normalement. Il s’agit d’un bâtiment en planches construit au-dessus du drain sur le Kondi. Il est réalisé par les étudiants d’une école d’architecture française, en collaboration avec des associations locales. Il sera équipé d’un dispositif permettant de collecter les déchets plastiques charriés par les eaux de pluie. Enfin, s’adressant aux populations riveraines, Dr Roger Mbassa Ndinè les a exhortées à s’approprier ce projet salutaire qui va contribuer à la lutte contre les inondations. « C’est un ouvrage qui est fait pour vous, pour vous permettre d’échapper aux inondations d’une part et pour permettre aux jeunes qui vont y travailler d’avoir un nouveau métier, d’autre part. Encore faut-il que vous preniez cet ouvrage en main et que vous contribuiez à sa pérennité », a-t-il insisté.

Suez Maroc remporte le contrat de la SMT

Suez Maroc vient de signer un contrat de deux ans pour la gestion des déchets de la Société marocaine des tabacs (SMT), pour un montant de 6 millions de DH, a fait savoir LesEco.ma. Suez Maroc remporte un contrat de 6 MDH pour la gestion des déchets de la Société marocaine des tabacs (SMT) pour une durée de deux ans. Dans ce cadre, Suez Maroc déploie une prestation créatrice de valeur tout au long du cycle de gestion des déchets, en adéquation avec le processus industriel de SMT. Suez Maroc assurera ainsi la collecte, le tri et le traitement de près de 4.000 tonnes de déchets issus des deux sites de la Société marocaine des tabacs à Aïn Harrouda et El Moudzine, explique LesEco.ma. Ce nouveau contrat, souligne Suez Maroc dans un communiqué, porte sur la mise en place de moyens humains et matériels, la gestion du parc à déchets, les opérations de tri de déchets, leur conditionnement, leur acheminement vers les filières de recyclage dédiées ainsi que la valorisation et le traitement de tous types de déchets. Suez Maroc œuvrera également à réduire le taux d’enfouissement en augmentant la part de valorisation. Le groupe étudiera aussi un projet de réutilisation du tabac, soit à travers une valorisation énergétique soit via une valorisation matière grâce au compostage. En plus de son engagement pour la réduction de l’impact environnemental et pour l’amélioration de l’efficacité opérationnelle de la gestion des déchets, Suez Maroc fait part de son intention de développer des solutions intelligentes et fiables, rapporte LesEco.ma. Parmi ces solutions, la digitalisation grâce à l’outil ‘’Clear’’ pour la gestion dématérialisée de l’exploitation, de la facturation ou encore des reporting. Le communiqué souligne que ce contrat a été remporté grâce à un partenariat signé entre Suez Maroc et Sodexo Maroc, 1er opérateur de Facility Management au Maroc, et ce, dans le cadre d’un groupement pour la prise en charge, des services de nettoyage, de traitement 3D*, d’entretiens des espaces verts, de curage et pompage, de nettoyage des tenues de travail, de gardiennage et de télésurveillance au niveau des sites industriels de la Société marocaine des tabacs. À ce propos, Benjamin Vauthier, CEO de Suez Maroc a déclaré : « Ce partenariat entre Suez Maroc, Sodexo et la Société marocaine des tabacs témoigne encore une fois de la capacité du groupe Suez à couvrir différents domaines d’activité économique et à répondre précisément aux besoins des industriels marocains désireux d’être accompagnés dans la mise en place de solutions en faveur de l’économie circulaire ». Pour sa part, Bertrand Villoteau, Head of Manufacturing Operations, Cluster Africa at Imperial Brands, société mère de la SMT a souligné : « Nous prenons au sérieux nos responsabilités en termes d’impact environnemental et depuis de nombreuses années, notre approche de réduction des déchets est au cœur de l’amélioration des processus dans nos sites de fabrication, grâce à une approche combinée de réduction, de réutilisation et de recyclage ». Il a également fait part de la détermination du groupe à collaborer avec les parties prenantes pour réduire l’impact environnement de SMT et avoir un impact social positif.

Déchets : Renforcer l’action entre les instances administratives et la société civile, titre Algérie Presse Service (APS) à sa Une 

La ministre de l’Environnement, Dalila Boudjemaa, a mis l’accent, dimanche à Alger, sur l’impératif de « renforcer l’action commune entre les instances administratives officielles et la société civile dans le domaine de gestion de déchets et d’oeuvrer de concert pour le lancement de projets, en matière d’économie circulaire », a déclaré APS. Dans une allocution lors de sa participation à une conférence virtuelle, organisée par l’Agence nationale des déchets (AND), sur « les principes généraux de la gestion intégrée des déchets », Mme Boudjemaa a mis en avant le rôle important des associations de la société civile dans la gestion des déchets en vue de créer une économie circulaire, et ce, à travers la sensibilisation du citoyen quant à l’impératif de limiter ou de réduire la quantité de déchets produite, rapporte APS. Lors de cet évènement réunissant près de 50 associations activant dans le domaine de l’environnement, la ministre a fait savoir que la gestion des déchets, en générale, et l’économie verte, en particulier, suscitent l’intérêt du Gouvernement compte tenu des revenus supplémentaires générés au profit de l’économie nationale, loin de l’économie rentière, détaille APS dans ses colonnes. Pour sa part, le directeur général de L’AND, Karim Ouamane, a rappelé, dans ce sens, que les statistiques de 2020 font ressortir un volume de 13 millions tonnes de déchets ménagers, dont 32% de produits d’emballage, soulignant que l’intérêt croissant pour le recyclage est à même de conduire à l’émergence d’un marché national de déchets et à l’intensification du tissu des sociétés activant dans ce domaine, ce qui permettra « la relance de l’économie nationale », selon APS. Concernant cette conférence virtuelle, le même responsable a indiqué qu’elle s’inscrit dans le cadre de la concrétisation des accords de partenariat conclus entre l’AND et les associations de la société civile, visant le renforcement des capacités des cadres associatifs en matière de gestion des déchets. A travers cette conférence, poursuit le site d’information, l’AND cherche à clarifier les concepts généraux et les terminologies en rapport avec la gestion intégrée des déchets au profit des associations, à apporter un soutien technique et à assurer les données et les informations précises sur cette question. Il s’agit en outre d’élaborer une feuille de route pour créer une coopération « bénéfique » avec ces associations et partant, aller de l’avant vers l’économie verte.  Après avoir mis en avant le rôle pivot et essentiel du citoyen dans le domaine de la gestion des déchets, M. Ouamane a souligné que le rôle des associations doit être axé sur la sensibilisation à la nécessité de limiter les déchets produit par le citoyen en mettant à la disposition de celui-ci les moyens nécessaires pour le tri. Il a estimé, par ailleurs, que n’importe quelle commune ne peut mettre en oeuvre un quelconque plan relatif à la gestion des déchets sans une implication du citoyen via les associations de la société civile, qui sont un « catalyseur » important.

Conflit maritime majeur : Somalie et Kenya devant la Cour internationale de justice

Le Kenya et la Somalie se retrouvent devant la Cour internationale de justice de La Haye ce lundi et pour une dizaine de jours. L’enjeu est la délimitation de leur frontière maritime, alors que d’importantes ressources naturelles se trouvent en mer, d’après RFI. Pour la Somalie, sa frontière maritime avec le Kenya suit le tracé de la frontière terrestre, en s’enfonçant dans l’océan vers le sud-est. Pour le Kenya, au contraire, sa frontière avec la Somalie suit une latitude horizontale d’ouest en est. Or dans le triangle entre les deux tracés, se trouvent 100 000 km² de territoire maritime et au moins trois blocs sous-marins renfermant du pétrole et du gaz, mais aussi des eaux très poissonneuses. Il s’agit, par conséquent, d’un enjeu économique majeur pour les deux pays, a fait savoir RFI. Ainsi, RFI informe que la bataille judiciaire dure depuis bientôt sept ans. C’est la Somalie qui en est à l’origine : le 28 août 2014, elle introduisait auprès de la Cour internationale de justice de La Haye ce qu’on appelle une « instance » contre le Kenya sur un « différend relatif à la délimitation maritime dans l’Océan indien ». Toutes sortes d’actes de procédure s’en sont suivis. Mais à partir de ce lundi après-midi, les avocats de chaque pays vont pouvoir enfin plaider, à tour de rôles : d’abord la Somalie, puis le Kenya. Puis chaque pays aura l’occasion de répondre aux objections de l’autre. La décision de la Cour — sans appel — sera rendue ultérieurement.

Maïmouna Diop (Stagiaire / VIVAFRIK)

Laisser un commentaire