Le Niger célèbre la Journée mondiale de la météorologie sous le thème : « Le Soleil, La Terre et le Temps »

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Après des Journées internationales des forêts et celle de l’eau, la planète entière célèbre, ce mardi 23 mars 2021, la Journée mondiale de la météorologie sous le thème suivant : « Le Soleil, La Terre et le Temps ». Rappelons que la Journée internationale de la météorologie commémore l’entrée en vigueur, le 23 mars 1950, de la Convention qui a institué l’Organisation météorologique mondiale (OMM). En Afrique, le Niger, l’instar des autres Etats signataires de cette convention, a contribué à la commémoration de l’an 69 de l’entrée en vigueur de la convention instituant l’OMM. C’est ce qu’affirme un communiqué de Niamey transmis à la presse.

Le choix du thème met en exergue le rôle essentiel que joue le Soleil dans le développement et le maintien de la vie sur Terre, la détermination du Temps qu’il fait, l’état des courants océaniques et le cycle de l’eau, a fait valoir dans le document, le ministre Nigérien des Transports, Karidjo Mahamadou.

Selon M. Mahamadou, le soleil agit aussi sur notre humeur et nos choix d’activités quotidiennes et demeure une source d’inspiration artistique. Poursuivant ses explications dans le texte, il ajoute que les « services de la météo et la Direction de la météorologie nationale du Niger ne ménagent aucun effort pour nous aider à mieux exploiter sa puissance et nous protéger contre ses méfaits à travers les informations qu’ils mettent à la disposition des communautés ».

A l’en croire, le Niger encourage pleinement les efforts pour une meilleure connaissance des potentialités solaires afin d’en tirer le meilleur profit. « Le soleil est un des principaux moteurs qui régit, module et influence la météorologie et le climat de notre planète. Il n’en demeure pas pour autant la cause du réchauffement climatique que nous vivons », a-t-il assuré. Poursuivant son allocution, il argue toutefois que les mesures effectuées par satellite ces 30 dernières années révèlent que la production d’énergie par le Soleil n’a pas augmenté et que le réchauffement du climat constaté dernièrement ne saurait être imputé à une modification de l’activité solaire.

« L’augmentation de la concentration dans l’atmosphère des Gaz à effet de Serre persistants demeure ainsi la principale cause de cette hausse des températures, si le rythme de croissance de la concentration de ces gaz est maintenu, nous pourrions assister à une hausse de température de 3°C à 5°C d’ici à la fin du siècle », a alerté sans ambages Mahamadou Karidjo dans le communiqué de presse.

Le ministre des transports qui s’appuie sur des projections a, en outre, relevé une augmentation des risques liés à ce réchauffement pour la santé, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en eau, la sécurité des personnes et la croissance économique. Au Niger, affirme le ministre dans le texte, des pluies diluviennes enregistrées en 2018 ont provoqué des inondations importantes et des cas de maladies sensibles au temps dans beaucoup de localités du Niger.

« Parallèlement, l’aggravation des conséquences des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes notamment des cyclones tropicaux, des inondations, des sécheresses et des vagues de froid ou de chaleur dans plusieurs parties du monde fait peser une menace considérable sur le développement durable », a insisté Karidjo Mahamadou

Qui note que le soleil représente une source d’énergie alternative adaptée pour lutter contre le changement climatique, en ce sens que l’énergie solaire est à meilleur marché, moins polluant et une ressource naturelle plus largement accessible ».

Le Gouvernement du Niger, à travers la Direction de la météorologie nationale, s’attèle à mettre à la disposition des utilisateurs des services météorologiques, des informations fiables et efficaces pour protéger les personnes et les biens et contribuer à la prospérité et au bien-être de ces populations.

Le document officiel du ministre informe que le temps et le climat ignorent les frontières en ce sens qu’un phénomène météorologique se produisant ailleurs dans le monde peut affecter le Niger et vis-versa. C’est pourquoi les météorologues et autres experts du climat du monde entier ne cessent d’œuvrer ensemble pour veiller à notre protection face aux dangers et catastrophes liés au climat.

Concluant son message, le ministre Nigérien des Transports renseigne que son pays abrite des centres régionaux exerçant dans le domaine de la météorologie et des sciences connexes qui sont le Centre régional AGRHYMET, le Centre africain pour les applications de la météorologie au développement (ACMAD), l’Ecole africaine de la météorologie et de l’aviation civile (EAMAC), l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), et l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) pour les efforts inlassables qu’ils fournissent dans la formation, la recherche, la production et la diffusion des produits d’alerte.

Moctar FICOU / VivAfrik

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