Une ONG internationale dénonce les conséquences de la pêche industrielle en Afrique de l’ouest

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Les conflits d’intérêts dans le secteur de la pêche en Afrique permettent l’exploitation durable par les entreprises de pêche étrangères et sapent la volonté politique nécessaire pour renforcer la capacité de surveillance et de poursuite judiciaire.

Cette situation est exacerbée par le fait que des milliers de navires de pêche étrangers sillonnent les eaux africaines chaque année, imposant une pression dramatique sur les réserves halieutiques. « Plus de trois milliards de personnes dans le monde dépendent de la biodiversité marine et côtière pour leur subsistance. Dans des pays comme le Congo, la pêche est vitale pour la sécurité alimentaire des communautés locales », déplore cette Organisation non gouvernementale (ONG).

Ces problèmes sont aggravés par l’insuffisance des efforts de contrôle et de surveillance du secteur de la pêche par les gouvernements africains, ainsi que par la complicité entre les compagnies de pêche étrangères et les ministères africains responsables de réglementer la pêche. Parfois, les dirigeants politiques africains ont des intérêts financiers directs avec des compagnies mixtes de pêche étrangères. Les accords de pêche sont souvent obscurs et les renseignements de base cachés de la vue du public, tels que, qui à l’autorisation de pêcher, combine ils paient ce qu’ils capturent.

En effet, les chalutiers commerciaux géants ne sont pas la seule menace sur la biodiversité marine, selon cette ONG internationale. L’Organisation non gouvernementale relève que « la baie de Loango a également fait l’objet d’une exploration pétrolière massive, une marée noire serait un désastre pour les nombreuses espèces en voie de disparition qui peuplent ces eaux magiques. Une Aire marine protégée (AMP) de cette taille permettra aux stocks de poissons de se reconstituer et aux pêcheurs locaux d’enfin sortir du combat inégal face à la pêche industrielle. Il faut donc aider à transformer 650 km2 d’habitat essentiel en Aire marine protégée, soutenir la création d’un plan de zonage qui limiterait la concurrence entre les pêcheurs locaux et commerciaux et protéger les droits de pêche communautaires en établissant des zones où la pêche industrielle serait interdite, indique l’organisation ».

« Il convient également de travailler avec des partenaires pour garantir que la réserve marine soit efficacement surveillée et à ce que les amendes pour activités illégales financent des mesures de protection », ajoute-t-elle.  

Moctar FICOU / VivAfrik

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