Le président de l’Agence marocaine des énergies renouvelables interdit de quitter le pays

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Les médias marocains sont catégoriques. A les en croire, le président de l’Agence marocaine des énergies renouvelables (MASEN), Mustapha Bakkoury, a été interdit de quitter le territoire marocain. M. Bakkoury qui se rendait, lundi 29 mars 2021, à l’aéroport de Casablanca dans le dessein de rallier Dubaï pour des préparatifs de l’exposition universelle 2020 qui se tiendra dans la ville émiratie, a été informé de cette décision en cours de route, selon ces médias.

Cette décision judiciaire, proche du Palais, est liée, selon « le360.ma », à une enquête ouverte sur la gestion de MASEN, l’agence qui gère les ambitieux projets d’énergie renouvelable lancés ces dernières années par le pays. La même source précise qu’ucune source officielle n’a pour l’instant confirmé l’information.

Mais d’après une source proche de Mustapha Bakkoury, « la mesure d’interdiction de quitter le territoire est vraie. Il a été empêché de quitter le pays alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour les Emirats arabes unis où il devait participer à des préparatifs de l’Exposition universelle 2020 ».

Cette interdiction de quitter le territoire, « intervient dans le cadre d’une enquête qui concernerait la gestion de MASEN » (Agence marocaine pour l’énergie durable), créé en 2009, dont il est le président du directoire. L’enquête porterait sur « la gestion qui laisse à désirer de cet établissement étatique ». 

Signalons que le Maroc est plongé dans un plan de développement des énergies renouvelables, principalement le solaire (solaire thermique et photovoltaïque) et l’éolien, avec la construction de plusieurs complexes de différentes tailles, dont la centrale solaire de Ouarzazate, déjà opérationnelle et d’une capacité de 580 MW, et le parc éolien récemment ouvert à Midelt, d’une capacité de 210 mégawatts.

Dans ce « plan vert », le gouvernement marocain vise à ce que 52 % du « mix énergétique total » soit d’origine renouvelable d’ici à 2030.

Cependant, en octobre 2020, le roi Mohammed VI a attiré l’attention sur les « retards » constatés dans la mise en œuvre de plusieurs projets renouvelables, tout en appelant à la mise en œuvre de ce plan énergétique dans les délais prévus.

Moctar FICOU / VivAfrik                                          

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