NIGERIA: Nettoyage de la plus grande plage de Lagos

0

Plusieurs dizaines de bénévoles s’activent sur la paradisiaque Lighthouse Beach nigériane pour la débarrasser des déchets qui souillent son sable fin.

Ramasser les bouteilles en plastique, les sachets ou les boîtes en polystyrène qui jonchent Lighthouse Beach, la plus grande plage de Lagos, dans le sud du Nigeria, c’est le défi que s’est lancé des bénévoles.

La gigantesque mégapole de 20 millions d’habitants produit entre 13’000 tonnes et 15’000 tonnes d’ordures par jour, dont 2250 tonnes uniquement de pollution plastique, selon les chiffres de la compagnie locale de recyclage WeCyclers.

À la fin de la journée, les quelques dizaines de bénévoles ont ramassé 230 grands sacs à ordures, qui s’amoncellent sur le sable brûlant.

«Une entreprise de recyclage viendra les chercher», dit Owoade Yussuf, organisatrice de ce mouvement citoyen indépendant. «Chaque plastique ici sera recyclé», assure-t-elle.

Vendu 500 dollars la tonne, le recyclage de plastique pourrait rapporter 250 millions de dollars à la ville de Lagos en moins d’un an. Mais un environnement plus propre pourrait aussi développer de nombreux secteurs de son économie.

«Nettoyer les plages permet d’améliorer la vie des communautés locales qui pourraient vivre du tourisme», poursuit-elle. «Cependant, pour attirer les gens à la plage, il faut une plage propre».

À leur départ, une centaine de mètres de sable a été vidée de ses déchets plastiques. Mais beaucoup reste à faire. «Il faudrait peut-être deux mois, en permanence, chaque jour, pour nettoyer cette plage. Et il faut trouver un moyen d’empêcher le plastique de revenir», lâche Ebube Nwosu, informaticien et bénévole, un peu désabusé.

Mais à Lighthouse, le plastique n’est pas le seul problème. D’immenses épaves de bateaux échoués se succèdent le long de la plage: des armateurs peu scrupuleux les abandonnent discrètement au large des côtes nigérianes, plutôt que de payer leur désossement selon les normes environnementales internationales. Et pour ces épaves, même une armée de bénévoles n’y pourra rien.

Avec (AFP)

Laisser un commentaire