Le Sénégal pourrait bientôt relever le défi de la bonne gouvernance foncière

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Le défi de la bonne gouvernance foncière est « en voie » d’être relevé grâce aux efforts de l’Etat et à l’engagement de l’ensemble des acteurs. C’est ce qu’a affirmé le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural (MAER) mardi 18 mai 2021.

« Le défi de la bonne gouvernance foncière est en voie d’être relevé, grâce aux efforts de l’Etat, à l’engagement de l’ensemble des acteurs mais aussi à la conception et à la bonne mise en œuvre de stratégies agronomiques pertinentes d’adaptation aux changements climatiques », a indiqué Pape Malick Ndao.

Le responsable Sénégalais qui intervenait à l’ouverture d’un forum national sur le foncier, axé sur le thème : « Gouvernance foncière au Sénégal, des directives volontaires à l’Observatoire national sur le foncier : une trajectoire de dialogue à consolider » a estimé que pour maintenir cette dynamique, « l’ensemble des parties prenantes vont échanger sur les besoins et les contraintes spécifiques et/ou partagés ».

La rencontre se tient sur deux jours à l’initiative du Comité de pilotage de la Plateforme nationale sur la Gouvernance Foncière au Sénégal, en collaboration, avec le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

Le directeur exécutif de l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR), Docteur Cheikh Oumar Bâ, a de son côté salué « le gouvernement du Sénégal d’avoir été l’un des premiers pays à voir la mise en place d’une plateforme multi-acteurs sur la gouvernance foncière ».

Il a estimé que les acteurs doivent arriver de façon « intelligente à faire bouger les choses » en vue d’une bonne gouvernance foncière pour le développement du pays.

De même, M. Bâ a insisté sur l’intérêt de renforcer la plateforme multi-acteurs sur la gouvernance foncière qui se veut, selon lui, un espace de dialogue et de réflexion.

« Nous sommes en train de faire des pas sur la question de la gouvernance foncière avec l’appui des élus territoriaux », a poursuivi le directeur exécutif de l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR).

Pour sa part, Adama Diouf, président de l’Union des associations des élus locaux (UAEL) a fait savoir qu’« au quotidien, la question du foncier, nous préoccupe tous les élus parce que cela entre dans le cadre de la gestion de ressources inscrites dans nos compétences. Cette question nous interpelle tous ».

Selon lui, tous les jours, « le chef de l’Etat est interpellé sur la question du foncier qui nous préoccupe tous ».

« Les ressources naturelles dont le foncier appartiennent à la communauté (…). Nous sommes en train de rechercher des solutions, mais là-dessus, j’insiste, il nous faut un retour à l’orthodoxie administrative, au respect des dispositions réglementaires, tout en prenant en compte nos réalités sociales », a-t-il expliqué.

Boubacar Gueye, représentant à la rencontre du Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR) a estimé que cette rencontre est « un grand moment d’échanges sur les enjeux du foncier ».

Au Sénégal, a-t-il dit, « même si nous pouvons nous prévaloir de certains acquis ces dernières années, c’est le lieu de dire qu’il y a encore des défis à relever ».

 Il a appelé à une meilleure gouvernance foncière « gage de stabilité et de sécurité », avant de saluer et féliciter la plateforme multi-acteurs sur la gouvernance foncière, mise en place depuis mars 2014.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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