La grande offensive de la Banque Mondiale pour l’accès à l’énergie en Afrique de l’Ouest

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Le groupe de la Banque mondiale a récemment approuvé un décaissement de 465 millions de dollars pour le nouveau projet régional d’accès à l’électricité et de stockage de l’énergie par batteries, visant à étendre l’accès au réseau électrique à plus d’un million de personnes, en améliorer la stabilité pour 3,5 autres millions d’habitants.  L’institution financière mondiale a, par la même occasion, annoncé un plan visant à développer et améliorer l’intégration des énergies renouvelables en Afrique de l’Ouest. La banque mondiale s’appuie pour cela sur la communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest.

« L’Afrique de l’Ouest est à l’aube d’un marché énergétique régional qui promet des retombées positives considérables sur le plan du développement et recèle un potentiel significatif pour la participation du secteur privé. Le raccordement au réseau d’un nombre accru de ménages et d’entreprises, l’amélioration de sa fiabilité et la mise en valeur des importantes ressources en énergie renouvelable de la région — de jour comme de nuit — contribueront à accélérer la transformation économique et sociale de l’Afrique de l’Ouest », a indiqué Charles Cormier, chef de service au pôle mondial d’expertise en énergie de la Banque mondiale.

Le financement de la banque mondiale va permettre d’accélérer l’accès à l’énergie en Mauritanie, au Niger et au Sénégal. En Mauritanie, l’électrification rurale va être étendue grâce à la densification du réseau déjà existant. Cela permettra à terme l’électrification des villes de Boghe, Kaedi et Selibaby. Les frais de connexions seront d’ailleurs en partie subventionnés. Cela aidera à maintenir des coûts bas pour les 1 millions de personnes qui doivent en bénéficier.

Le second volet, intitulé Battery-Energy Storage Technologies (BEST) se concentre sur la construction d’infrastructures chargées par batteries renouvelables. Il permettra d’augmenter le maillage du réseau électrique dans les zones fragiles du Sahel. Il intègre également les énergies renouvelables au mix énergétique ouest africain. Des pays comme la Côte d’Ivoire, le Niger ou le Mali accueilleront les infrastructures BEST.

Si l’on se fie à l’institution de Breton Wood, ce projet permettra d’augmenter les raccordements au réseau dans les zones fragiles du Sahel, renforcer les capacités de l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO (ARREC) et améliorer l’exploitation du réseau de l’EEEOA grâce à une infrastructure de stockage de l’énergie par batteries. Cette initiative ouvre la voie à l’échelle de la région, à l’augmentation des capacités de production et de transport des énergies renouvelables, ainsi qu’à une hausse des investissements dans ce domaine.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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