La Norvège octroie 17 millions de dollars au Gabon « pour avoir réduit les émissions liées aux forêts au niveau national »

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L’histoire retiendra que le Gabon est le 1er pays du bassin du Congo à recevoir une rétribution pour la protection de sa forêt tropicale. En effet, les experts de l’Initiative pour la forêt d’Afrique Centrale (CAFI) ont expliqué que le Gabon devrait recevoir 150 millions de dollars sur 10 ans s’il maintient ses efforts. Cette récompense du Gabon est une première en Afrique centrale, région qui abrite le 2ème massif forestier tropical du monde.

Ainsi, ministre Norvégien de l’environnement, Sveinung Rotevatn qui s’exprimait mardi 22 juin 2021, au nom de l’Initiative pour la forêt d’Afrique Centrale qui réunit plusieurs pays industrialisés dont la Norvège que « c’est la première fois qu’un pays africain est récompensé pour avoir réduit les émissions liées aux forêts au niveau national ».

Pour rappel, c’est dans le cadre de l’Initiative pour la Forêt d’Afrique Centrale, fonds créé en 2015 avant la signature de l’accord de Paris et géré par le PNUD que la Norvège va rétribuer au Gabon 17 millions de dollars pour son programme de protection de ses forêts tropicales.

Cette rétribution fait suite à l’accord signé entre le Gabon et la Norvège en septembre 2019. Le Gabon avait pris l’engagement de développer son programme de protection de ses forêts. Pour les experts de CAFI et de la Norvège, ce pays de l’Afrique centrale avait déjà réussi à séquestrer 3,4 millions de tonnes du dioxyde de carbone (CO2) pendant 2 ans, 2016 et 2017.

Malgré sa taille et ses abondantes richesses en biodiversité, les forêts tropicales du bassin du Congo n’ont perçu que 11,5% des fonds internationaux entre 2008 et 2017, contre 54,5% pour l’Asie du Sud-Est et 34% pour l’Amazonie, selon une étude de l’Observatoire des forêts d’Afrique Centrale (OFAC), avec le soutien de la Commission des forêts de l’Afrique Centrale (COMIFAC), a rappelé à 7sur7.cd Bienfait Luganywa.

D’après cette étude, les raisons de ce faible financement du bassin du Congo s’expliquent par la faible capacité d’endettement des pays qui se partagent ces forêts. La même étude dit que les pays du bassin du Congo n’ont peut-être pas de relations diplomatiques plus étroites avec les grands créanciers et pays donateurs, a ajouté M. Luganywa.  

Selon notre confrère, avant 2017, aucun projet de foresterie dans le bassin du Congo n’avait été approuvé par le Fonds vert pour le Climat (FVC) et la région n’a attiré que 7,6% de fonds bilatéraux affectés au secteur forêt-environnement dans les tropiques. Pendant la même période, la forêt de l’Asie du Sud-Est avait réussi à mobiliser plus de 850 000 millions de dollars en terme de coopération bilatérale.

Moctar FICOU / VivAfrik   

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