L’énergie, l’axe prioritaire de politique de développement du gouvernement congolais

0

La République Démocratique du Congo (RDC) compte miser sur l’énergie pour asseoir sa politique de développement. C’est dans cette optique que le ministre des Ressources hydrauliques et électricité, Olivier Mwenze Mukaleng, a déclaré que le gouvernement congolais s’est décidé de faire de l’énergie l’axe prioritaire de sa politique du développement pour répondre aux besoins de sa population, lors de l’atelier de validation du diagnostic du secteur de l’énergie organisé, lundi 5 juin 2021, à la Maison de France dans la commune de la Gombe, située dans la capitale congolaise, Kinshasa.

A l’en croire, plusieurs tentatives d’élaboration d’un document politique de l’électricité dont certains se sont arrêtés au stade d’ébauche. « Les efforts considérables sont consentis par le Président de la République, Félix Tshisekedi, en rendant opérationnel l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieu rural et péri-urbain, et l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité constituent des opportunités à saisir pour donner au secteur, une feuille de route », a-t-il informé dans un communiqué de presse relayé par acpcongo.com.

Le communiqué relève que, pour le ministre Olivier Mwenze, une politique nationale du secteur de l’énergie en général, devient encore plus indispensable pour accroître la desserte en électricité, attirer les investissements privés et réaliser les recettes relativement aux assignations reçues du gouvernement

« Dans l’élaboration de cette politique, une attention particulière devait être accordée à la problématique des besoins en énergie des cuissons essentiellement basé sur le bois », a poursuivi dans le document, le ministre des Ressources hydrauliques et électricité.

Cette problématique est au centre même de débat en raison de l’usage grandissant en milieu urbain du bois en vue de la cuisson, cet usage a des conséquences désastreuses sur notre environnement et particulièrement sur les forêts.

Selon le texte, le ministre a signalé que le bois énergie constitue le deuxième moteur de déforestation en RDC après l’agriculture, précisant que sans une réglementation efficiente, le pays court le risque de ne rien léguer aux générations futures et de déstabiliser ainsi l’équilibre écologique.

Il a laissé entendre que c’est dans ce cadre que la RDC, avec le financement de l’Initiative des forêts d’Afrique centrale (CAFI) à travers le Fonds national REDD+ ainsi qu’avec l’appui technique du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), s’est engagé dans la réforme du secteur de l’énergie avec l’élaboration d’une politique nationale de l’énergie qui ne saurait être plus appropriée,

Il a, par ailleurs, souligné que l’élaboration de cette politique à l’instar de toutes les politiques sectorielles, suit une démarche inclusive guidée par une harmonisée édictée par le ministère du Plan.

D’après lui, le processus d’élaboration comprend quatre phases notamment, la phase préparatoire, la phase de diagnostic, la phase de rédaction et la phase de validation.

Classé en juillet 2020, par une feuille de route prenante sous l’égide du ministère des Ressources hydrauliques et électricité, le processus a atteint aujourd’hui, une étape critique, celle de la validation du diagnostic de l’ensemble du secteur de l’énergie, a conclu le communiqué.

Moctar FICOU / VivAfrik

Laisser un commentaire