Estimation de la dynamique de la déforestation et la dégradation des forêts d’Afrique centrale : La FAO sollicite l’expertise du Gabon

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L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) envisage mettre au point une méthode d’estimation de la dynamique des forêts, en ayant recours à des solutions informatiques et des outils open source pour cartographier les perturbations et quantifier les principaux moteurs de la dégradation des forêts du bassin du Congo. C’est dans cette optique que la FAO a fait appel à l’expertise du Gabon pour réussir cette mission, renseigne l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS).

Sur ce point précis, l’AGEOS informe qu’elle a été sollicitée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans le cadre du projet baptisé « Estimation de la déforestation et de la dégradation des forêts et des facteurs directs actuels et historiques associés à ces processus à l’aide de Sepal » en Afrique centrale. Le Sepal est la plateforme de surveillance forestière de l’organisme onusien.

« Pour le compte du Gabon, c’est l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales qui a été sollicitée pour la mise en œuvre de ce projet. Le Gabon disposant déjà de cartographies d’occupation du sol des années de références 2015 et 2020, la mise en œuvre du projet va consister à : l’élaboration d’une légende harmonisée des classes d’occupation du sol du Gabon en utilisant l’outil LCML/LCCS [logiciel informatique en matière de forêt] afin d’avoir des classes cohérentes et facilement transposables à l’échelle sous régionale ; la validation de la cartographie d’occupation du sol 2020 à travers la production des données de validation en utilisant l’outil Collect Earth ; l’estimation de la déforestation et de la dégradation des forêts, sur la base d’analyse de série temporelle sur Sepal », renseigne l’AGEOS.

Rappelons que le Gabon est considéré comme un modèle en matière de gestion des forêts en Afrique centrale. La preuve, la Norvège a récemment décidé d’octroyer au pays un financement de 17 millions de dollars soit environ 9,3 milliards de FCFA pour son engagement en faveur de la protection de ses forêts. Cette enveloppe est la contrepartie du carbone supplémentaire séquestré entre 2016 et 2017, grâce aux mesures mises en œuvre au Gabon dans le but de lutter contre la déforestation.

Le Nouveau Gabon rappelle qu’environ 3,4 millions de tonnes de ce carbone ont été séquestrés par le Gabon au cours de cette période. Cette manne financière va être remise au Gabon à travers l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI), un fonds créé en septembre 2015, et géré par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et dont la Norvège est le principal bailleur.

Moctar FICOU / VivAfrik

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