Sénégal : Les élèves plaident pour la transparence dans la gestion des pêches

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Promouvoir une pêche artisanale durable en Afrique notamment au Sénégal. Tel est le souhait des membres du gouvernement scolaire de l’école d’application du centre de formation pédagogique Abbé David Boilat de Mbour. Ces potaches ont plaidé, lundi 19 juillet 2021, pour la transparence dans la gestion des pêches et une plus grande responsabilisation des acteurs du secteur.

Ils participaient à une journée de plaidoyer pour une pêche artisanale durable, dans le cadre de la mise en œuvre des directives volontaires du Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

La rencontre axé sur le thème : « Mobilisons-nous pour une pêche artisanale durable », a permis de sensibiliser ces élèves leaders, à l’initiative de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA).

Si l’on se fie au président du gouvernement scolaire de l’école d’application du centre de formation pédagogique Abbé David Boilat, « il faut de la transparence dans la gestion des pêches et la responsabilisation des acteurs ».

« Les politiques définies par les autorités ne sont toujours pas les meilleures pour soutenir ce secteur important de notre nation. La prise de décision ne doit pas se faire sans les acteurs qui y travaillent », a dit Lamine Goudiaby.

M. Goudiaby a tiré « la sonnette d’alarme sur le péril qui guette la pêche artisanale dans nos pays », au nom de « tous les enfants sénégalais et africains ».

« Nous sommes au courant de l’épuisement de la ressource à cause des formes de pêche illicite, d’accords de pêche défavorables aux acteurs locaux », a insisté Lamine Goudiaby, notant que les pêcheurs et autres acteurs « n’adoptent pas toujours les meilleures pratiques qui favorisent le développement de la ressource ».

Le président du gouvernement scolaire de l’école d’application du centre de formation pédagogique Abbé David Boilat a rappelé que la pêche artisanale aide à la sécurité alimentaire, à l’éradication de la pauvreté et constitue une source de nutrition, de revenus et de développement.

Or, a fait valoir Lamine Goudiaby, l’utilisation des filets « avec de très petites tailles, le non-respect du repos biologique, entre autres, ne permettent pas la reproduction des espèces ».

De son côté, Rokhaya Sy, ministre des Sports et des Loisirs de ce gouvernement scolaire a estimé que « nous enfants d’Afrique et du monde, ayant constaté les nombreuses agressions sur la mer et ses conséquences sur ce secteur vital que constitue la mer et conscients que sans une pêche responsable nous ne pourrons avoir un développement durable, nous incitons l’Etat à revoir sa politique dans ce secteur, en consultant les acteurs et en mettant en avant l’intérêt supérieurs de nos peuples ».     

Elle a invité les pêcheurs à agir de façon responsable pour préserver la ressource halieutique et a prié les organisations internationales à prendre des mesures idoines pour la survie de la pêche artisanale. « Tout ce que vous ferez, c’est pour nous les générations futures. Pensez à nous, laissez-nous une mer généreuse pour que nous puissions en vivre », a dit Mlle Sy.

Moctar FICOU / VivAfrik

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