Italie : 20 000 hectares de végétation ravagés dans des forêts de la Sardaigne

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Une catastrophe écologique s’abat sur les forêts de la Sardaigne où près de 8 000 hommes – pompiers, militaires, membres de la Protection civile, de la Croix-Rouge et du corps forestier – ont lutté pendant près de 70 heures contre des incendies ravageurs qui ont nécessité l’évacuation de 1 500 personnes. Les foyers sont domptés mais la Région, où l’état de calamité a été décrété, reste en alerte. Suffisant pour l’’Italie de demander, dimanche 25 juillet 2021 l’aide des pays européens voisins pour lutter contre le feu qui a contraint ces habitants à fuir.

Dans la province d’Oristano, située dans le centre-ouest de la Sardaigne, l’une des îles les plus belles de la Méditerranée, plus de 20 000 hectares de territoire ont été dévorés par les flammes. Tout comme des dizaines d’entreprises agricoles et de maisons.

« C’est une catastrophe sans précédent » lâche Christian Solinas, le gouverneur de la Sardaigne. Une large région dans la province d’Oristano (ouest de l’île) est « à genoux à cause de l’incendie dévastateur », a souligné le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio. Ce dernier a indiqué sur Facebook que la Protection civile italienne avait demandé aux autres pays européens de lui procurer des avions pour combattre le feu. Deux Canadair sont déjà partis de France, a-t-il précisé, tandis que deux autres avions devraient arriver de Grèce.

On ne compte plus le nombre d’animaux brûlés, notamment des vaches et des brebis. Mais la situation est finalement sous contrôle grâce aux efforts sans relâche des secouristes et à l’utilisation de neuf Canadairs, dont quatre provenant de la France et de la Grèce.

Le gouverneur de la Sardaigne, Christiano Solinas, qui parle de « catastrophe environnementale sans précédent », reste toutefois  inquiet, en raison des fortes chaleurs et de la possible arrivée du mistral. D’après la Coldiretti, le principal syndicat des agriculteurs, les dommages économiques sont encore impossibles à évaluer. Et il faudra au moins quinze ans pour la reconstruction des bois et du maquis méditerranéen détruits.

Enfin, les causes des incendies ne sont pas encore déterminées. Mais les enquêteurs n’excluent pas la piste d’un ou plusieurs pyromanes.

Moctar FICOU / VivAfrik                 

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