Le Sénégal mise sur l’initiative « Deep Decarbonization Pathways » pour atteindre les trajectoires de développement sobres en carbone

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Le ministre Sénégalais de l’Environnement et du Développement durable (MEDD) a présidé, jeudi 23 septembre 2021, la cérémonie de signature de l’initiative « Deep Decarbonization Pathways (Ndlr : les voies de la décarbonisation en profondeur) au Sénégal » : Vers la co-construction de trajectoires de développement sobres en carbone et résilientes au changement climatique.

De l’avis de Abdou Karim Sall, « cette initiative constitue un outil innovant pour accompagner les pays en développement dans leur trajectoire de développement sobre en carbone et résilient aux effets des changements climatiques ».

« L’Agence française de développement (AFD), en partenariat avec le ministère de l’environnement et du développement durable (MEDD) et le ministère du pétrole et des énergies, collabore avec l’Institut des relations internationales et du développement durable (IDDRI) et Enda Energie pour la mise en œuvre au Sénégal de l’initiative Deep Decarbonization Pathways (DDP) », a laissé entendre le représentant du directeur général de Enda Energie.

Rappelons qu’elle a été mise en place par l’Agence Française de Développement (AFD) lors du One Planet Summit de décembre 2017, organisé par le président de la République française.

M. Sall qui se réjoui de voir le Sénégal figurer parmi les pays bénéficiaires de cette initiative, salut l’opportunité offerte à notre pays pour étudier les voies et moyens d’inscrire sa trajectoire de développement à l’horizon 2050, dans la sobriété carbone, conformément aux orientations définies dans l’Accord de Paris sur le climat.

Dakar espère espérer qu’avec l’accompagnement de l’Institut du développement durable et des relations internationales et Enda Energie, dans les meilleurs délais, disposer d’une stratégie sobre en carbone à l’horizon 2050, basée sur les évidences scientifiques et les priorités de développement définies dans le Plan Sénégal émergent (PSE).

Dakar espère espérer qu’avec l’accompagnement de l’Institut du développement durable et des relations internationales et Enda Energie, dans les meilleurs délais, disposer d’une stratégie sobre en carbone à l’horizon 2050, basée sur les évidences scientifiques et les priorités de développement définies dans le Plan Sénégal émergent (PSE).

De son côté, le directeur de l’AFD à Dakar, Alexandre Pointier a confirmé que l’initiative Deep Decarbonization Pathways « financée par la facilitée 2050 de l’AFD à hauteur de 700 000 euros, s’appuie sur un réseau de recherche de premier plan qui regroupe 36 pays. Elle vise à accompagner les Etats et les acteurs non étatiques à définir les stratégies qui permettront d’orienter les économies et les sociétés vers un monde neutre en carbone d’ici à la seconde moitié du siècle ».

De son côté, le directeur de l’AFD à Dakar, Alexandre Pointier a confirmé que l’initiative Deep Decarbonization Pathways « financée par la facilitée 2050 de l’AFD à hauteur de 700 000 euros, s’appuie sur un réseau de recherche de premier plan qui regroupe 36 pays. Elle vise à accompagner les Etats et les acteurs non étatiques à définir les stratégies qui permettront d’orienter les économies et les sociétés vers un monde neutre en carbone d’ici à la seconde moitié du siècle ».

A l’en croire, l’enjeu de l’initiative DDP est déterminant puisqu’il s’agit d’identifier des solutions permettant aux populations et aux acteurs économiques d’accéder aux services nécessaires au développement du Sénégal tout en maîtrisant l’augmentation à terme des émissions de gaz à effet de serre associées.

Abdou Karim Sall a appelé que l’objectif principal de l’Accord de Paris est de renforcer la réponse mondiale à la menace du changement climatique en maintenant l’augmentation de la température mondiale à moins de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels. Il vise aussi à accroître la capacité des pays à faire face aux impacts du changement climatique et à rendre les flux financiers compatibles avec un faible niveau d’émissions de gaz à effet de serre et un développement résilient aux effets adverses du changement climatique.

C’est pourquoi, relève-t-il, l’atteinte de ces objectifs ambitieux, nécessite la mise en place d’un cadre de coopération en matière de transfert de technologie et un renforcement des capacités pour soutenir les pays les plus vulnérables, conformément à leurs propres objectifs de développement.

Au regard des tendances actuelles, notre marge de manœuvre pour atteindre l’objectif de l’Accord de Paris sur le climat se réduit de jour en jour. En effet, dans son dernier rapport paru il y’a de cela deux mois, le Groupe intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du climat (GIEC) a mis en garde la communauté internationale contre le risque d’atteindre le seuil de 1,5°C dès 2030, c’est-à-dire, dix ans plus tôt que les estimations antérieures.  

« Cette situation ne nous laisse guère indifférent. Au contraire, elle nous incite à plus d’ambition, à plus d’action pour contrer les menaces qui planent sur nos pays et rendre nos économies plus résilientes. C’est tout le sens de la mise en place de notre Contribution déterminée au niveau national (CDN) », a conclu le ministre Sénégalais de l’Environnement et du Développement durable.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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