« On sait que c’est encore possible de sauver la planète », dixit Sécou Sarr

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Le rapport alarmant du Groupe 1 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a montré à suffisance l’ampleur de de l’impact des changements climatiques sur les communautés et les économies locales des pays en développement et particulièrement les Pays les moins avancés (PMA) déjà impactés sévèrement par la propagation de la pandémie du Coronavirus (Covid-19).  

Face à cette situation, les communautés à la base, le secteur privé, les collectivités territoriales, les syndicats, etc. qui continuent de subir les effets néfastes de ces changements climatiques ne cessent d’innover et de mettre en œuvre des actions locales d’adaptation et d’atténuation qui méritent d’être plus considérées dans l’élaboration et l’exécution des politiques et programmes climatiques au niveau national et international.

C’est dans cette perspective qu’Enda Energie a organisé, ce jeudi 21 octobre 2021, un atelier d’informations et d’échanges sur les enjeux clés de la 26ème Conférence de Glasgow sur les changements climatiques (COP26) et stratégies de participation mais aussi des différentes perspectives. Une preuve qu’Enda se prépare activement pour réussir cette COP. « Nous préparer pour une COP26 réussie, pour nous, c’est de trouver des consensus sur les enjeux actuels. Les enjeux actuels sur lesquels nous allons discuter portent principalement sur les questions de marché de carbone, de financement climatique, l’accès aux technologies climatiques mais aussi la problématique des pertes et dommages que d’autres appellent les pertes et préjudices », a souligné le Directeur Exécutif d’Enda Energie.

Par rapport à l’Accord de Paris sur le climat, il y avait deux scénarios. Le scénario d’augmentation de la température à 2°C mais faire des efforts pour limiter l’augmentation à 1,5°C. « A partir des éléments scientifiques, qui ont été assez alarmants, on sait que c’est encore possible de sauver la planète. Mais, il faudra accélérer les différentes transitions que ça soient les transitions écologiques, les transitions énergétiques, les transitions urbaines, les mais également les transitions industrielles », a dit M. Sarr qui ajoute qu’en perspective de la COP26, l’organisation de cet atelier vise principalement à permettre aux acteurs non étatiques de disposer des informations factuelles sur les enjeux clés de cette COP et d’échanger sur les implications actuelles et potentielles des enjeux discutés sur leurs champs d’intervention et activités mais aussi d’initier une discussion sur les opportunités de la COP 26 par rapport au portefeuille d’actions des acteurs non étatiques.

Ce sont sur ces quatre piliers de transition qu’on considère que pour aller vers des sociétés sobres en carbone et résilientes aux changements climatiques, qu’il faut accélérer leur transformation. « Rien que pour le secteur de l’énergie, faire de la transition énergétique aujourd’hui, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a montré qu’il nous faut chaque année 4 milliards de dollars pour faire la transition énergétique à l’échelle mondiale. Cela veut dire qu’on a besoin aujourd’hui de beaucoup d’investissements, des investissements à l’échelle internationale mais aussi explorer les possibilités d’investissement à l’échelle locale », a illustré Sécou Sarr.

A l’en croire cet atelier sur enjeux clés de la COP26 visent à aider les acteurs non étatiques à comprendre ces enjeux clés mais également analyser avec eux, les différentes implications potentielles des futures consensus qui pourraient se dégager lors des COP autour des quatre enjeux majeurs qui seront présentés. La finalité serait d’arriver à relever et pouvoir relayer les préoccupations des acteurs non étatiques à partir des papiers de position.

Hormis les problématiques citées plus haut qui constituent une préoccupation des acteurs non étatiques, il y a la problématique liée au transfert de technologies.

« L’attente de l’Objectif de développement durable N°13 (ODD13) relatif à la lutte contre le changement climatique et spécifiquement, l’ambition de limitation de l’augmentation de la température à 1,5°C de l’Accord de Paris ne peut occulter la contribution significative de ces catégories d’acteurs », a pour sa part laissé entendre la représentante de l’Institut mondial de la croissance verte (en anglais :  Global Green Growth Institute = GGGI).

Moctar FICOU / VivAfrik              

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