Energies renouvelables : le Maroc vise 60% d’électricité renouvelable d’ici à 2030

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Le royaume chérifien qui montre la voie sur le continent africain en matière de production d’énergies propres a annoncé, à Glasgow en Ecosse où se déroule la 26ème Conférence des Nations unies contre les changements climatiques (du 31 octobre au 12 novembre 2021) (COP26), son intention d’accélérer  ses efforts de production d’énergies renouvelables afin d’atteindre 60% d’électricité renouvelable d’ici à 2030. C’est du moins ce qu’a affirmé à Glasgow, le nouveau Premier ministre marocain Aziz Akhannouch, évoquant un renforcement des ambitions climatiques du Maroc.

Dans le même ordre d’idées, le Maroc ambitionne de se positionner comme une base industrielle sobre en carbone et circulaire, selon la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable. Rappelons que le pays d’Afrique du nord est le précurseur dans le solaire et la mobilisation des ressources en eau sur le continent africain.

Si l’on se fie au site d’information, francetvinfo.fr, les autorités marocaines se sont fixé l’objectif de faire baisser de 45,5% les gaz à effet de serre d’ici à 2030 et d’atteindre rapidement 52% d’électricité durable. A ce jour, 37% de la puissance électrique au Maroc sont générés par les énergies renouvelables.

Notre source ajoute que le royaume, qui a accueilli en 2016 la COP22, se veut toujours à la pointe de la lutte contre le réchauffement climatique. A Glasgow, le Maroc a annoncé travailler sur 50 projets d’énergies renouvelables d’une puissance installée de 3 950  MW – l’équivalent de 3 à 4 réacteurs nucléaires. Le pays, peu doté en pétrole et en gaz, produit déjà plus de 4 000 mégawatts d’énergies éolienne et solaire, une référence en la matière en Afrique. La part des énergies renouvelables pourrait ainsi dépasser les 60% en 2030.

Le Maroc a adopté, durant les deux dernières décennies, une approche volontariste tournée vers une économie verte et inclusive, a, de son côté expliqué à Glasgow, relevé la ministre de la Transition énergétique, précisant que cet engagement s’est traduit par l’adoption de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) en juin 2017.

S’exprimant sur l’hydrogène et efficacité énergétique au Maroc, le Premier ministre veut mettre le turbo sur la recherche dans les secteurs de l’hydrogène, de l’efficacité énergétique des bâtiments, les smart grids (réseau électrique optimisant grâce au numérique distribution et consommation électrique) et la mobilité électrique, l’optimisation de l’eau, de l’énergie. Par ailleurs, la captation des eaux de pluie pour la consommation, l’irrigation et les barrages demeurent également une préoccupation vitale du royaume, ont détaillé nos confrères de francetvinfo.fr.

« Dans la continuité des efforts du Maroc et en vue d’accélérer la transition énergétique, plusieurs mesures sont entreprises pour développer la biomasse-énergie, les énergies marines et l’hydrogène », ajoute la même source.

Pour qui, le Maroc est un précurseur avec sa centrale solaire Noor Ouarzazate d’une capacité de 580 Mégawatts lancée en 2009, l’une des plus grandes au monde. Elle fournit de l’électricité à plus d’un million de ménages et réduit d’un million de tonnes par an les émissions de gaz à effet de serre injectées dans l’air.  

Le Maroc est aujourd’hui classé meilleur élève africain et quatrième mondial par le Réseau international d’action pour le climat et le New Climate Institute dans l’indice de Performance climatique de 2021. Un modèle scruté de près par toute l’Afrique subsaharienne.

Moctar FICOU / VivAfrik

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