La surpêche des chalutiers industriels, un fléau qui menace les eaux poissonneuses du Sénégal

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L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a indiqué, dans ses derniers travaux que plus d’un tiers des réserves de poissons sont touchées par la surpêche aujourd’hui dans le monde. Le Sénégal n’est pas épargné par ce fléau. Et les pêcheurs artisanaux subissent de plein fouet les conséquences de la surpêche. Les chalutiers étrangers épuisent les stocks de poissons et ruinent les pêcheurs locaux.

L’un des sujets d’inquiétude du « One Ocean Summit », sommet organisé dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, à  Brest en France, du 8 au 11 février 2022, pour tenter de sauver les océans est sans doute la pêche intensive.

Avec plus de 700 km de côtes sur l’océan Atlantique, le Sénégal est le deuxième producteur de poissons d’Afrique de l’Ouest. Ici les eaux sont parmi les plus riches en poissons au monde. C’est une denrée qui, depuis plusieurs années, attire la convoitise. Des chalutiers chinois ont fait leur apparition. Ils draguent les fonds marins et déstabilisent tout un secteur.

Chaque jour, des milliers de pêcheurs embarquent sur leur pirogue. Karim Sall, un pêcheur sénégalais pêche depuis plus de 40 ans, mais ces dernières années, il n’arrive plus à en vivre. Au retour des pirogues, les poissons sont vendus sur un quai de pêche le plus important du pays. Ici, jusqu’à 230 000 tonnes de poissons étaient déversées par jour il y a encore quelques années. En effet, d’immenses chalutiers étrangers entrent dans les eaux sénégalaises et pillent les ressources halieutiques au détriment des pêcheurs locaux.

Suffisant pour Emmanuel Macron de réclamer, lors du rassemblement de Brest, la suppression des subventions publiques encourageant la surpêche et la pêche illicite.

Moctar FICOU / VivAfrik

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