Le Maroc a perdu plus de la moitié des cultures céréalières à cause de la sécheresse, selon le ministre de l’Agriculture

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La longue sécheresse qui sévit au Maroc continue de porter préjudice aux producteurs. Selon le ministre Marocain de l’Agriculture, la culture céréalière a connu une perte de plus de 53% à cause de cette sécheresse. Afin de maintenir les prix, le gouvernement a suspendu les droits de douane à l’importation du blé.

Mohamed Sadiki a aussi annoncé que le pays du couchant lointain a perdu la moitié de ses récoltes de blé à cause de la sécheresse. « Seuls 21% de nos plantations sont en bon état », a-t-il laissé entendre.

Il faut rappeler que plus de 4.5 millions de tonnes de blé avaient été importées au Maroc en 2021. 36% d’entre elles venaient de Russie (25%) et d’Ukraine (11%). Mais cette année, avec la sécheresse accrue, le royaume devra avoir encore recours aux importations.

Par ailleurs, le gouvernement marocain avait annoncé qu’en raison de la crise russo-ukrainienne, les céréales pourraient être « facilement importé(e)s de l’Union européenne (UE) ou de n’importe quelle autre région ».

53% de la surface cultivée des céréales, soit 1,6 million d’hectares, est perdue à cause de la sécheresse, a regretté le ministre qui répondait, lundi 11 avril 2022, aux questions des parlementaires alors qu’il faisait une évaluation préliminaire de l’état des cultures céréalières. Il a ainsi précisé que la culture des céréales d’hiver est tributaire des conditions climatiques durant le mois d’avril.

Et le ministre de souligner que le Maroc a connu une saison agricole caractérisée par la rareté de l’eau et le retard des précipitations « à fin février dernier, la saison agricole actuelle est considérée comme étant la plus aride depuis 40 ans. Le niveau du stock d’eau dans les barrages est très bas pour permettre aux bassins irrigués de jouer leur rôle au niveau de la production ». Le déficit hydrique, ajoute Mohamed Sadiki, a atteint 34% par rapport à l’année dernière. Et le ministre de poursuivre que malgré ce retard les dernières précipitations ont eu un impact positif sur la saison agricole actuelle.

Moctar FICOU / VivAfrik