Vers la mise en place d’une commission interinstitutionnelle chargée d’harmoniser la politique nationale environnementale en RDC

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Le président de la République démocratique du Congo (RDC) est revenu, dans sa communication du conseil des ministres du vendredi 13 mai 2022 sur le contenu du discours qu’il a tenu à Abidjan en Côte d’Ivoire, à l’occasion de la 15ème Conférence des parties (COP 15) sur la lutte contre la désertification.

Félix Tshisekedi a rappelé, lors de son intervention, à la communauté internationale « l’urgence de mutualiser les efforts au niveau mondial dans le cadre de la mise en œuvre du plan-stratégique décennal de la Convention, afin de permettre l’inversion des tendances de la dégradation des terres et de préserver les ressources hydrauliques ».

A l’en croire, ceci va permettre à la République démocratique du Congo de jouer sa partition dans cette quête de préserver la planète qu’il a, lors de cette 53e réunion du conseil des ministres, chargé le premier ministre, Sama Lukonde, et la vice-premier ministre de l’environnement, Eve Bazaiba, « d’engager une réflexion sur une future commission interinstitutionnelle qui va harmoniser notre politique nationale environnementale, de conservation des forêts et de notre écosystème », rapporte le compte-rendu du ministre de la Communication.

Cette commission qui sera ouverte au monde académique et au secteur privé tâchera d’harmoniser toutes les politiques issues des différentes structures nationales, a relayé à 7sur7.cd, Bienfait Luganywa.

Notre confrère a rappelé qu’au lendemain de la COP 26 sur le changement climatique tenue à Glasgow en novembre 2021, la RDC avait soumis sa Contribution déterminée à l’échelle nationale (CDN) révisée au secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Dans cette CDN, le gouvernement congolais  prend l’engagement de réduire les émissions de gaz à effet de serre du pays à 21% d’ici à 2030. Les principaux secteurs concernés par cette réduction sont l’agriculture, la forêt, l’énergie et les déchets.

Cet engagement découle de l’accord de Paris sur le climat signé en décembre 2015 à l’issue de la COP 21. 196 Etats dont la RDC s’étaient engagés de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius, par rapport au niveau préindustriel, a conclu M. Luganywa.

Moctar FICOU / VivAfrik