En difficultés dans des eaux étrangères, les pêcheurs sénégalais bénéficient le soutien des autorités             

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Le capitaine de vaisseau Ibrahima Diaw, directeur de la protection et de la surveillance des pêches a assuré, dimanche 6 juin 2022 à Saly-Portudal que les autorités du Sénégal sont au chevet des quelque 300 pêcheurs sénégalais arrêtés en Guinée pour le délit d’exercice de la pêche sans autorisation.

M. Diaw qui intervenait lors d’une réunion d’un groupe de travail international sur la pêche a laissé entendre qu’« on est en train de chercher une solution, avec les autorités sénégalaises qui sont en Guinée. Des mesures ont été prises (…) Le problème sera résolu. L’ambassadeur du Sénégal dans ce pays est au chevet de nos compatriotes ».

« On pense que ça va être réglé dans quelques heures ou quelques jours », a-t-il promis, ajoutant : « Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime du Sénégal a pris le dossier en main et est en train de le régler ».

Pour lui, « il faut faire de la sensibilisation parce que chaque pays à des normes même si on travaille dans le cadre de la sous-région, il y a des normes à respecter. Il faut sensibiliser, informer davantage les pêcheurs afin qu’ils se mettent dans les conditions légales pour pouvoir pêcher dans les eaux étrangères. Si vous voulez pêcher en mer étrangère, il faut avoir une licence », a-t-il expliqué lors d’une rencontre du groupe de suivi, contrôle et surveillance de la Commission sous-régionale de pêche, sur le partage et l’évaluation de l’an 4.

Selon lui, « ce qui s’est passé en Guinée, c’est une inattention de la part des pêcheurs sénégalais qui n’ont pas respecté les règles d’une république sœur. Quand on a été au courant de cela, on a pris contact avec les autorités  guinéennes et on est en train de régler cela », a insisté le Capitaine de vaisseau.

« Nous entretenons un dialogue permanent avec nos voisins, mais il faut savoir qu’il y a des lois en vigueur dans chaque pays, au niveau régional et au niveau international, qu’il faut respecter », a rappelé Ibrahima Diaw.

Moctar FICOU / VivAfrik