La Gambie reporte, au mois de septembre 2022, la procédure d’octroi de licences d’exploration du bloc offshore A1                                                       

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Le ministère gambien du Pétrole et de l’Energie annonçait, mercredi 9 février 2022, le lancement d’un nouveau cycle d’appels d’offres sur le bloc offshore A1. Le processus qui intervient quelques mois après l’abandon du périmètre par la société pétrolière britannique BP, pour des raisons stratégiques est destiné à réattribuer les droits d’exploration sur le bloc.

Le gouvernement a annoncé qu’il a décidé de prolonger de trois mois supplémentaires, le processus d’attribution de droits d’exploration pour le bloc A1. La procédure, initialement prévue pour s’achever le 6 juin 2022, se poursuivra jusqu’au 6 septembre 2022.

Ce choix fait suite à l’engouement pour le bloc, plusieurs soumissionnaires ayant adressé des demandes aux autorités gambiennes afin que le délai pour soumettre leurs offres soit prorogé.

Dans un communiqué rendu public, les autorités ont relevé que « le gouvernement accueille favorablement ces demandes et reconnaît la nécessité pour de nombreuses entreprises de disposer de plus de temps pour finaliser et soumettre leurs propositions. Par conséquent, la date limite de soumission des propositions est prolongée jusqu’au 6 septembre 2022 à 17h00 (heure locale de la Gambie) ».

BP s’est vu attribuer les droits d’exploration du bloc en 2019, après que les autorités gambiennes ont retiré la concession de son ancien détenteur pour non-respect également de certaines obligations avant l’expiration de la période d’exploration.

Mais la firme a par la suite renoncé à ses droits sur le périmètre afin de respecter ses engagements en faveur de la décarbonation de ses opérations, entre autres.

Les activités sismiques 2D et 3D réalisées par BP sur le bloc ont mis en évidence deux prospects dénommés Orib et Eland. Le dernier hébergerait environ 344 millions de barils de pétrole.

Convaincues du potentiel en hydrocarbures du sous-sol national, les autorités gambiennes multiplient, depuis plusieurs années, des démarches tendant à identifier des quantités commercialement exploitables d’or noir. Moctar FICOU / VivAfrik