Sénégal : La REDD constitue un outil pertinent pour promouvoir la gouvernance environnementale, selon l’honorable député Aboubakry Ngaïdé

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La Direction des eaux et forêts, chasse et conservation des sols (DEFCCS) et le projet REPES – Sénégal globe législator ont initié, ce mercredi 27 juillet 2022, un atelier de réflexion sur la mise en place d’un cadre multi-acteur pour la mise en œuvre du mécanisme REDD+ dans notre pays. La rencontre qui s’est déroulée dans les locaux de DEFCCS située dans le parc forestier de Hann.

Venu présider la cérémonie officielle de lancement de ces travaux, l’honorable député Aboubakry Ngaïdé du Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal estime que cet atelier qui vise à donner aux acteurs une vision globale du l’interdisciplinarité sur la REDD, permettra d’amorcer une réflexion sur les principaux leviers d’action pour accélérer la mise en œuvre de ces concepts de base.

Monsieur Ngaïdé a salué le niveau de représentation des « acteurs à cette rencontre, en raison de l’enjeu que représente la REDD dans le contexte d’une politique sobre en carbone et résiliente aux changements climatiques ».

A l’en croire, le Projet GEF6 Globe Législateurs « Actions législatives pour faire progresser la gouvernance des forêts à travers le REDD+ et le capital naturel vers la mise en œuvre de l’Agenda 2030 » a constitué une bonne opportunité d’échange et de partage des expériences sur la REDD.

En effet, les efforts de mise en œuvre des conventions internationales notamment la Convention sur la diversité biologique (CDB), le Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des Avantages découlant de leur utilisation (APA) et l’Accord de Paris sur le climat ont connu un grand succès.

« La loi n°2018-25 du 12 mars 2018 portant Code forestier et de son décret d’application n°2019-110 du 16 janvier 2019 constituent une plus-value à l’atteinte des objectifs auxquels notre pays s’est assigné en matière de lutte contre le changement climatique. Ce cadre juridique constitue une base solide sur laquelle, le Sénégal peut progresser rapidement pour être totalement prêt à bénéficier de paiements basés sur les résultats dans le cadre du mécanisme REDD+ », a fait valoir le député.

Pour qui, ce constat suscite une réflexion quant à l’analyse des engagements internationaux liés à la REDD+ et leurs prises en compte dans les politiques publiques. Le secteur de l’environnement et des ressources forestières prend en compte toutes les actions liées à la REDD+. C’est pourquoi, relève M. Ngaïdé, il est important de retenir que nous devons relever plusieurs défis et contraintes d’ordre climatique, anthropique et autres pour lesquelles, il faut des stratégies innovantes pour mitiger les impacts du changement climatique.

Concluant son allocution, le représentant du REPES a indiqué que « La REDD constitue un outil pertinent qui peut servir de levier stratégique pour promouvoir la gouvernance environnementale. C’est tout l’intérêt et le sens de la formalisation d’un cadre multi-acteurs » au Sénégal.  

La mise en œuvre des engagements internationaux sur les forêts et de l’état du mécanise REDD+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et a la dégradation des forets, de la conservation, de la gestion durable des forêts et du renforcement des stocks de carbone forestier) dans la gouvernance forestière au Sénégal se reflète dans !es documents de planification notamment la Lettre de politique du secteur de l’environnement et des ressources naturelles (LPSERN), la politique forestière du Sénégal (PFS 2005-2025) et la Contribution déterminée au niveau national (CDN), a-t-on indiqué dans un document transmis à la presse.

Nécessité de renforcer les capacités et compétences techniques et organisationnelles des parties prenantes

Des lors, le renforcement du cadre juridique et institutionnel pour l’initiative REDD+ doit être un des axes prioritaires des pays en voie de développement comme le Sénégal, a affirmé le commandant Mamadou Kora, responsable changement climatique à la Direction des eaux et forêts, chasse et conservation des sols par ailleurs point focal REDD+ du Sénégal.

Selon M. Kora, le Sénégal, a l’image de certains pays, a multiplié les démarches pour une adhésion à la REDD+ au titre de la Convention sur le climat. « Cette phase préparatoire de la REDD+ constitue un volet important et prioritaire au MEDD et doit permettre au Sénégal de se doter de documents stratégiques de gouvernance notamment la stratégie nationale REDD+, le référentiel de tout projet REDD+ à l’échelle d’un pays ».

Compte tenu des enjeux et de la variété des acteurs autour de la REDD+, ii s’avère indispensable de renforcer les parties prenantes en vue de prendre en compte un certain nombre de facteurs à la fois endogènes et exogènes qui sont incontournables dans la mise en œuvre cohérente de ce mécanisme.

« C’est dans ce contexte que le Globe/Sénégal en collaboration avec la Direction des eaux et forêts, chasses et de la conservation des sols, point focal national REDD+, ont organisé cet atelier afin de réfléchir sur les modalités pratiques de mettre en place un cadre multi-acteurs sur ce sujet. Ce cadre de réflexion aura pour mission principale de décliner !es orientations stratégiques sur le mécanisme REDD+ », a notifié le point focal REDD+ du Sénégal.

De l’avis du commandant Kora, « au regard des résultats insuffisants acquis sur la REDD+, du fait notamment de la faible contribution des partenaires à la mise en œuvre du projet, ii est apparu nécessaire de renforcer les capacités et compétences techniques et organisationnelles afin qu’ils permettent aux parties prenantes d’être plus opérationnelles ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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