La BAD et d’autres BMD s’engagent à renforcer la collaboration en matière de climat et de développement

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Les banques multilatérales de développement participant à la 28ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques 2023 (COP 28) ont affirmé, dimanche 3 décembre 2023 à Dubaï aux Émirats arabes unis, leur engagement en faveur d’une action mondiale concertée, notamment en augmentant le cofinancement et l’engagement du secteur privé pour lutter contre le changement climatique, ressenti avec acuité en Afrique, a souligné un communiqué de la Banque africaine de développement (BAD).

Le document officiel a fait valoir que, bien qu’étant le continent qui contribue le moins au réchauffement de la planète et dont les émissions sont les plus faibles, l’Afrique est confrontée à des risques existentiels en raison de l’impact catastrophique du changement climatique. Les sécheresses persistantes dans la Corne de l’Afrique et les récentes inondations dévastatrices en Libye, au Malawi, au Mozambique, au Zimbabwe et dans d’autres parties du continent ont coûté la vie à des milliers de personnes, détruit des infrastructures, emporté des centaines d’hectares de cultures vivrières et menacé de faire basculer des millions de personnes dans l’extrême pauvreté.

Dans une déclaration commune publiée à Dubaï, aux Émirats arabes unis, les Banques multilatérales de développement (BMD) se sont engagées à collaborer sur « une action climatique et de développement socialement inclusive, qui tienne compte de la dimension de genre et qui soit positive pour la nature », en tirant parti de leur expertise et de leurs réseaux uniques.

Selon le communiqué, les signataires de la déclaration comprennent le Groupe de la Banque africaine de développement, la Banque européenne d’investissement, la Banque asiatique de développement, la Banque asiatique pour l’investissement dans les infrastructures, la Banque de développement du Conseil de l’Europe, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le Groupe de la Banque interaméricaine de développement, la Banque islamique de développement, la Nouvelle banque de développement et le Groupe de la Banque mondiale.

En ce qui concerne l’impact, les BMD collaboreront afin d’attirer des capitaux privés à grande échelle pour les pays, d’élargir le champ des rapports sur les résultats et l’impact en matière de climat, et d’aider les pays à identifier les priorités et les opportunités d’investissement.

Les Banques multilatérales de développement se sont également engagées à soutenir les efforts d’adaptation et de gestion des risques de catastrophe des pays par le biais de l’initiative « Alerte précoce pour tous » des BMD, qui promeut des systèmes d’alerte précoce accessibles et inclusifs pour tous d’ici à 2027. Les banques lanceront un programme de Stratégies à long terme pour aider les pays et les entités infranationales à formuler des stratégies de développement à long terme et à faible émission de carbone, ainsi que d’autres stratégies climatiques à long terme.

Les banques multilatérales de développement ont également exprimé leur soutien à divers secteurs, notamment l’eau, la santé et le genre, en s’engageant à identifier et à accroître le financement de solutions tenant compte de la dimension de genre pour les gouvernements et les entreprises.

Des BMD publié en octobre dernier, le financement climatique par les banques multilatérales de développement pour les économies à revenu faible et intermédiaire a atteint un nouveau record de 60,7 milliards de dollars en 2022, en hausse de 46 % par rapport à 2019. Environ 38 milliards de dollars, soit 63 % du montant, ont été consacrés au financement de l’atténuation du changement climatique, et 22,7 milliards de dollars (37 %) ont servi à soutenir l’adaptation au changement climatique. Le financement privé s’est élevé à 16,9 milliards de dollars, lit-on dans le rapport conjoint.

Moctar FICOU / VivAfrik

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