La RDC valide et endosse le document d’appui à la lutte contre la déforestation

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Un document consulté dimanche 4 février 2024 par l’Agence congolaise de presse (ACP) a fait valoir qu’un atelier a été organisé à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC) en vue d’analyser le document projet harmonisé par le secrétariat exécutif du Fonds national REDD (FONAREDD) à l’intention des secrétaires généraux, des chefs des entités et des délégations des ministères concernés par la problématique du changement climatique.

Selon le document du FONAREDD, « suite à des discussions fructueuses qui ont permis l’inclusion des commentaires dans le document projet, les parties prenantes au processus ont validé et endossé le document de projet d’appui à l’atteinte des jalons de la seconde lettre d’intention (LOI 2) de 2023 à 2026 ».

Les secteurs concernés par ce document harmonisé sont l’agriculture, l’aménagement du territoire, la forêt, le plan, les mines, les hydrocarbures, l’ITE et l’Agence congolaise de l’environnement.

Une retraite pour finaliser ce document de projet d’appui à la réalisation des jalons de la seconde lettre d’intention signée entre la RDC et l’Initiative pour les Forêts du bassin du Congo (CAFI) était organisée à Zongo, dans la province du Kongo central, en juillet 2023.

Cette seconde lettre d’intention, datant de novembre 2021, « d’une durée de dix ans (2021-2031) a pour objectifs de plafonner la perte de couverture forestière de la RDC à sa moyenne sur la période 2014-2018, d’assurer une diminution continue de la déforestation par la suite, et de restaurer le couvert forestier, afin d’en compenser les pertes résiduelles, en lien avec le Défi de Bonn », avait affirmé le Fonds national REDD+, à travers son Secrétaire exécutif, Bavon N’sa Mputu Elima.

Le « Défi de Bonn » étant cet effort mondial de reboisement de 350 millions d’hectares de terres dégradées et déboisées avant 2030.

La RDC est engagée dans le processus de Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des Forêts (REDD+) depuis 2009.

L’ACP rappelle que le gouvernement a validé en novembre 2012 la Stratégie Cadre nationale REDD+ qui promeut la gestion et l’utilisation durable des terres, afin d’adresser de façon intégrée, l’ensemble des moteurs de la déforestation pour la stabiliser, tout en assurant la croissance économique, l’augmentation des revenus des populations, l’amélioration de leurs conditions de vie, en particulier pour les plus pauvres et vulnérables.

La Stratégie est basée sur sept piliers, à savoir l’aménagement du territoire, la sécurisation foncière, l’exploitation agricole et forestière durable, la compensation des effets négatifs de la mine et de l’exploitation forestière, la maîtrise de la croissance démographique.

Elle a été déclinée de façon opérationnelle dans un Plan d’investissement validé en décembre 2015.

Enfin et au vu des évolutions positives enregistrées dans la mise en œuvre du mécanisme REDD+, la RDC a rejoint en 2015, l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI).

Le Fonds national REDD (FONAREDD), institué en 2013, a ainsi été désigné en 2016 pour assurer la mise en œuvre du Plan d’investissement REDD+ de la RDC.

Cette capitalisation du FONAREDD par CAFI marque le démarrage des investissements REDD+ importants visant à maintenir le couvert forestier.

Une première lettre d’intention (LOI) a donc été signée entre la RDC et CAFI dans laquelle ce dernier s’est engagé à mobiliser 190 millions USD à allouer à la RDC pour l’atteinte des engagements de son Plan d’investissement REDD+ pour la période 2016-2020, a conclu l’ACP.

Moctar FICOU / VivAfrik

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