En visite au Burkina Faso, Volker Türk s’engage au plus haut niveau sur la situation des droits humains

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La situation du peuple burkinabè inquiète au plus haut niveau. Ainsi, l’issue d’une visite au Burkina Faso, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a expliqué jeudi 21 mars 2024 être venu exprimer sa solidarité avec le peuple burkinabè « en ces temps difficiles » et s’est engagé au plus haut niveau sur la situation des droits humains.

Lors d’un point de presse à Ouagadougou, M. Türk a remercié le Président de la transition, Capitaine Ibrahim Traoré, « pour les discussions approfondies et étendues que nous avons eues aujourd’hui sur la grave situation sécuritaire, la situation socio-économique et humanitaire, le changement climatique et la dégradation de l’environnement, l’espace civique, les inégalités, la nécessité de forger un nouveau contrat social et d’assurer une participation inclusive de toutes et tous les Burkinabè au processus de transition ».

S’exprimant dans des propos relayés par le site internet des Nations Unies, le responsable de l’ONU a regretté que « plus de 6 millions de personnes ont besoin d’assistance », soulignant que la souffrance de millions de burkinabè « est déchirante ».

Il y a 2,3 millions de personnes qui sont en insécurité alimentaire, plus de deux millions de personnes déplacées internes, ainsi que 800 000 enfants non scolarisés. Au total, 6,3 millions de personnes sur une population de 20 millions sont dans le besoin d’assistance humanitaire, a fait valoir le chef des droits de l’homme.

« Pourtant, cette question a disparu de l’agenda international et les ressources mises à disposition sont totalement insuffisantes pour répondre à l’ampleur des besoins des populations », a observé M. Türk.

Il a également noté que la situation sécuritaire était « plus qu’alarmante », une grande partie du pays étant terrorisée par des groupes armés.

Protéger les civils

En 2023, son Bureau a documenté 1335 violations et abus des droits humains et du droit humanitaire, avec au moins 3 800 victimes civiles. Les groupes armés sont responsables de la grande majorité des violations commises contre les civils – il s’agit d’incidents impliquant plus de 86 % des victimes. Suffisant pour d’appeler à protéger les civiles.

« La protection des civils est primordiale. Une telle violence gratuite doit cesser et les auteurs doivent répondre de leurs actes », a affirmé M. Türk.

Moctar FICOU / VivAfrik

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