Depuis plus de dix ans, VivAfrik observe et raconte les transformations durables de l’Afrique. Aujourd’hui, cette histoire éditoriale devient le point de départ d’une ambition plus large : relier information, connaissance, expertise, données et outils afin de mieux éclairer les décisions et préparer l’action.

Cette évolution ne signifie pas que VivAfrik abandonne le média qui l’a fait connaître. Elle signifie que l’information devient la première brique d’une plateforme africaine d’intelligence verte construite progressivement à l’horizon 2035.

Une décennie à raconter l’Afrique en transformation

Lorsque VivAfrik est né en 2015, notre première mission était claire : rendre visibles les enjeux environnementaux et les transformations durables du continent.

Pendant plus d’une décennie, nous avons suivi les politiques climatiques, les innovations énergétiques, les nouvelles pratiques agricoles, les initiatives entrepreneuriales, les mutations territoriales, les débats sur les ressources naturelles et les trajectoires de développement.

Ce travail a constitué un patrimoine éditorial de plus de 14 000 publications et analyses. Il nous a surtout permis d’observer, au fil du temps, la manière dont les questions environnementales ont quitté les marges pour entrer au cœur des décisions économiques, financières, industrielles et politiques.

Le climat ne concerne plus seulement les spécialistes de l’environnement. Il influence désormais la conception des infrastructures, les investissements, la compétitivité des entreprises, la sécurité alimentaire, l’accès à l’énergie, l’aménagement des villes et la résilience des territoires.

L’Union africaine s’est elle-même dotée d’une Stratégie sur le changement climatique et le développement résilient pour la période 2022-2032, couvrant notamment l’énergie, les systèmes alimentaires, l’eau, l’industrie, les transports, l’urbanisation et la gouvernance. La transition durable est devenue une problématique transversale.

Un monde où l’information ne suffit plus

Cette évolution a changé la nature des besoins.

Les décideurs ne manquent pas toujours de documents. Ils sont souvent confrontés à une abondance de rapports, de données, de recommandations, de cadres internationaux, de normes et d’opportunités dont il devient difficile d’extraire rapidement ce qui est utile.

Une institution peut disposer d’une stratégie climatique sans savoir quels projets prioriser. Une entreprise peut vouloir intégrer la durabilité sans connaître son niveau réel de préparation. Une collectivité peut porter une ambition de résilience sans disposer encore d’un projet suffisamment structuré pour mobiliser des financements. Un investisseur peut rechercher des acteurs crédibles sans disposer d’une cartographie lisible de l’écosystème.

L’écart entre les ambitions et les moyens reste considérable. Le Rapport 2025 du Programme des Nations unies pour l’environnement estime que les besoins annuels de financement de l’adaptation des pays en développement pourraient atteindre 310 à 365 milliards de dollars d’ici à 2035, soit très au-delà des flux publics internationaux actuellement disponibles.

Face à de tels écarts, produire davantage d’information ne suffit pas. Il faut également savoir la structurer, la contextualiser, la relier aux réalités des organisations et la transformer en décisions, en projets et en solutions.

C’est à ce besoin que répond la transformation de VivAfrik.

Le média reste notre point de départ

Passer du média à une plateforme ne signifie pas tourner la page du journalisme.

Le média demeure une capacité fondamentale de VivAfrik. Il permet d’observer les transformations, de raconter celles et ceux qui les portent, d’ouvrir le débat et de rendre accessibles des sujets complexes.

Cette fonction éditoriale conserve sa valeur propre. Elle doit rester rigoureuse, indépendante des intérêts commerciaux et fidèle à notre politique éditoriale.

Mais elle peut aussi devenir le premier niveau d’une chaîne de valeur plus large.

Un article peut révéler une tendance. Plusieurs publications peuvent faire apparaître un changement structurel. Des données peuvent permettre de mesurer ce changement. Une analyse peut en identifier les risques et les opportunités. Un diagnostic peut aider une organisation à se situer. Une expertise peut ensuite transformer cette compréhension en stratégie, en programme ou en projet.

Le média ne disparaît donc pas. Il devient la porte d’entrée d’un écosystème capable d’aller plus loin.

Ce que nous entendons par intelligence verte

Pour VivAfrik, l’intelligence verte ne désigne ni une technologie particulière ni une simple accumulation de données environnementales.

Elle désigne la capacité à réunir les bonnes informations, les bonnes connaissances et les bonnes expertises afin d’éclairer une décision liée aux transformations durables.

Cette intelligence doit être :

  • ancrée dans les réalités africaines ;
  • fondée sur des sources et des données vérifiables ;
  • multidisciplinaire ;
  • compréhensible par les décideurs ;
  • reliée aux acteurs et aux territoires ;
  • orientée vers l’action, sans sacrifier l’indépendance de l’analyse.

Elle peut servir à comprendre l’évolution d’un secteur, évaluer la préparation d’une organisation, identifier des partenaires, anticiper des risques, structurer une opportunité ou concevoir une trajectoire de transformation.

L’enjeu n’est pas de savoir plus pour savoir plus. Il est de mieux comprendre pour mieux décider.

Une plateforme, plusieurs capacités complémentaires

La nouvelle architecture de VivAfrik repose sur une logique simple : chaque capacité doit répondre à une étape différente du passage de l’information à l’action.

Media observe, informe, raconte et fait circuler les idées.

Knowledge rassemble, structure et analyse les connaissances nécessaires pour comprendre les transformations africaines. Progressivement, cet univers accueillera des publications de fond, des données, des indicateurs, des profils pays et des dispositifs d’observation. La page VivAfrik Knowledge présente déjà cette orientation.

Advisory transforme la connaissance en stratégies, programmes, projets et décisions. Cette capacité s’adresse aux institutions publiques, aux entreprises, aux partenaires de développement et aux investisseurs qui doivent passer de l’analyse à la conception ou à la mise en œuvre.

Digital traduit certains besoins en plateformes, systèmes de données, outils de diagnostic, solutions de suivi ou instruments d’aide à la décision.

Autour de ces capacités, les espaces consacrés aux pays, aux ressources et aux acteurs de l’économie verte doivent progressivement permettre de relier les enjeux, les territoires, les organisations, les expertises et les solutions.

L’objectif n’est pas d’empiler des activités sous une même marque. Il est de construire une chaîne cohérente : observer, comprendre, décider, construire, mesurer et apprendre.

Certaines briques sont visibles, d’autres restent à construire

La transformation a déjà commencé.

Le nouveau VivAfrik.com donne désormais accès à Media, Knowledge, Advisory, Digital, aux pays et aux ressources. L’espace Green Business fait apparaître des organisations engagées dans différentes dimensions de la transition durable.

Mais nous ne présentons pas cette première architecture comme une plateforme achevée.

Les observatoires, les produits d’intelligence, les outils de diagnostic, les profils pays approfondis, les systèmes de données et les réseaux territoriaux demanderont du temps, des méthodes, des expertises, des partenariats et des phases d’expérimentation.

Cette progressivité est volontaire. Une plateforme digne de confiance ne se construit pas par l’accumulation rapide de fonctionnalités. Elle se construit par des capacités qualifiées, des sources vérifiées, une gouvernance claire et des preuves d’utilité.

Pourquoi construire depuis l’Afrique ?

Une grande partie des données, standards, technologies et mécanismes financiers qui influencent les transitions africaines est encore conçue ou interprétée en dehors du continent.

VivAfrik ne cherche pas à s’isoler des connaissances internationales. Au contraire, notre ambition est de les mobiliser, de les confronter aux réalités africaines et de les enrichir par les connaissances produites sur le continent.

Construire depuis l’Afrique signifie commencer par ses pays, ses institutions, ses entreprises, ses chercheurs, ses entrepreneurs, ses experts, ses territoires et ses communautés.

Cela signifie également reconnaître la diversité du continent. Les défis du Sahel ne sont pas ceux des États insulaires. Les priorités d’une PME ne sont pas celles d’une banque, d’un ministère ou d’une collectivité. Une intelligence réellement utile doit savoir relier l’échelle continentale aux contextes nationaux, sectoriels et locaux.

2035 comme horizon de construction

VivAfrik 2035 n’est pas l’annonce d’une plateforme déjà achevée. C’est une trajectoire.

Nous avons choisi un horizon suffisamment long pour apprendre, expérimenter, corriger, construire des partenariats, développer des méthodes et étendre progressivement notre capacité à relier connaissances, données, expertises et solutions.

Nous avancerons par étapes, avec une exigence constante : ne pas confondre ambition et réalisation.

Certaines initiatives fonctionneront. D’autres devront être améliorées ou repensées. Cette capacité à documenter les progrès, les limites et les apprentissages fera partie intégrante du projet.

Le VivAfrik qui racontait les transformations africaines ne disparaît pas.

Il devient le socle d’un VivAfrik capable de mieux comprendre ces transformations, d’éclairer celles et ceux qui les conduisent et, lorsque cela est pertinent, de contribuer à les outiller.

C’est le sens de notre passage du média à une plateforme africaine d’intelligence verte.

Découvrir la vision VivAfrik 2035 et explorer les premières capacités de la plateforme.

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