COP 21 et réduction des émissions de CO2 : Une opportunité pour l’Afrique?

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La grande question qui taraude en ce moment… Comment réduire suffisamment et donc efficacement ses émissions de carbone ? Car le réchauffement climatique menace. Plusieurs fronts s’opposent donc au monde : maîtriser la demande d’énergie, améliorer le rendement énergétique pendant la production et la conversion des énergies fossiles, mais aussi remplacer ces dernières par des énergies renouvelables. Une vision à long terme.

Le prochain grand rendez-vous à ce sujet est le COP21, une conférence des Nations unies prévue à Paris à partir du 30 novembre 2015. Il s’agira alors d’aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C. Même punition l’année prochaine, mais cette fois, les hauts représentants nationaux seront réunis au Maroc pour la 22e conférence de la convention des Nations unies sur les changements climatiques.

En attendant, il faut rendre les copies. Après le Gabon, le Maroc a été le deuxième pays africain à avoir présenté sa contribution à la lutte contre le changement climatique. Un engagement ambitieux puisque le Royaume promet la réduction d’au moins 13 % par rapport à 2010 de ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Ces performances annoncées ont notamment permis au pays cette année de se placer au 9ème rang mondial et au 1er rang des pays en développement du réseau CAN, Climate Action Network. Il faut dire que le Maroc doit se sortir de sa dépendance actuelle aux combustibles fossiles importés. La centrale solaire Noor à Ouarzazate, une des plus grandes au monde, participe à changer la donne.

Un nouveau marché pour les start-up

Plus largement, c’est toute l’Afrique qui se positionne. Porteuses d’innovations et d’emplois, les start-up africaines poussent comme des champignons et certaines sont à l’origine de nouveaux outils ou projets utiles à combattre le carbone. C’est le cas notamment de la start-up tunisienne Saphon, à l’origine d’un système non-rotationnel convertisseur de vent dépourvu de pâles. Une éolienne inspirée du voilier. Primée à Genève lors de la dernière compétition internationale de start-up, Seedstars World, il y a aussi Green Energy au Nigéria qui travaille à un carburant “propre” à partir de déchets plastiques et de pneus. Ce judicieux mélange chimique attend de nouveaux financements pour être commercialisé.

De nombreuses start-up africaines s’engouffrent également dans la brèche carburant, en utilisant par exemple les huiles alimentaires usagées, alors que d’autres préfèrent ouvrir des boutiques multiservices en électricité solaire, comme Station Energy en Côte d’Ivoire.

Toutes ces très bonnes pistes, qui naissent en Afrique, appuient au passage le rôle du continent dans la lutte mondiale contre les émissions de carbone en particulier, et la protection de l’environnement en général.

huffpostmaghreb