Abdoulaye Diouf Sarr exhorte les villes francophones à émettre moins de carbone

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Le ministre de la Gouvernance locale, Abdoulaye Diouf Sarr, a exhorté samedi les maires des villes francophones d’Afrique en conclave à Dakar à « s’orienter vers des activités à faible intensité de carbone », pour éviter « les effets néfastes » du réchauffement climatique.

Le quotidien d’informations générales du Sénégal aps.sn dans sa livraison du 12 septembre 2015 et lu par vivafrik.com, révèle qu’ « il y a un engagement des maires du Sénégal, ceux d’Afrique et de toute la communauté francophone à s’orienter vers des activités à faible intensité de carbone. Je vous encourage à vous hisser à la hauteur des attentes de nos populations, pour préserver les pays d’Afrique des effets néfastes du réchauffement climatique », a affirmé M. Sarr.
L’ancien directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) et ancien ministre du tourisme présidait la cérémonie de clôture d’un séminaire international de deux jours sur le climat, une rencontre organisée par l’Association des maires du Sénégal (Ams), l’Association internationale des maires francophones (Aimf) et le gouvernement sénégalais.

« Les pays du Sud face aux enjeux du changement climatique : l’exemple innovant de l’Etat du Sénégal et de ses villes » est le thème du séminaire auquel ont participé plusieurs membres du gouvernement, des responsables d’organisations de la société civile, des universitaires, des experts et des maires de villes d’Afrique francophone.
Devant les élus locaux et les experts, Abdoulaye Diouf Sarr a plaidé pour « une humanisation plus affirmée » de la planète.
Et Abdoulaye Diouf Sarr d’estimer que l’ « ’enjeu est important, entre les pays du Sud et ceux du nord, pour une transition réussie vers des économies résilientes et sobres en carbone, pour promouvoir l’économie verte » a poursuivi M. Sarr qui est également chargé du Développement et de l’Aménagement du territoire par ailleurs maire de la commune de Yoff dans la banlieue de Dakar.

« Le changement climatique affecte des secteurs vitaux, comme les ressources en eau potable, la sécurité alimentaire, la biodiversité terrestre et maritime, la santé, l’environnement. Il provoque l’érosion côtière et l’exode rural » a-t-il souligné, qualifiant d’ « alarmante » la situation du monde devant les périls liés au climat.

Les conséquences du changement climatique risquent de s’exacerber et de paralyser l’activité économique, si des solutions ne leur sont pas trouvées, a averti Abdoulaye Diouf Sarr. Qui a énuméré l’utilisation de variétés agricoles à cycle court, l’amélioration des systèmes d’irrigation, la valorisation des déchets, la promotion de l’agriculture biologique et l’amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments comme des solutions au réchauffement de la planète.

De l’avis de l’édile de Yoff, la rationalisation du secteur des transports, l’efficacité énergétique dans l’industrie et la promotion des énergies renouvelables sont également de nature à résoudre les problèmes liés au changement climatique.

Moctar FICOU / VivAfrik

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