Cop21: l’Ethiopie abritera la conférence sur la situation climatique en Afrique du 21 au 23 octobre

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En prélude à la grande conférence internationale sur le climat (Cop21), en France, des décideurs politiques, experts, acteurs privés africains, vont tenter d’analyser les défis liés au changement climatique et les alternatives au développement durable du continent.
Selon adiac-congo.com du jeudi dernier et parcouru par vivafrik.com, la cinquième conférence internationale sur le changement climatique et le développement de l’Afrique devra permettre aux participants de s’accorder sur une feuille de route commune à présenter en décembre prochain à Paris. Au cours des précédentes rencontres (en 2012 et 2013), les dirigeants africains se sont penchés sur le fait que si les opportunités du changement climatique sont bien exploitées, elles peuvent conduire le continent vers un développement transformatif.

Au cours de cette rencontre africaine qui va s’ouvrir bientôt, les acteurs suscités essayeront également de trouver un consensus autour des sujets épineux comme le financement du climat en Afrique, le basculement vers l’économie verte dans le contexte africain et la place de l’Afrique dans les négociations internationales sur les changements climatiques, ainsi que le rôle des services climatologiques, des politiques en matière de climat dans la résilience aux impacts du changement climatique en Afrique… Plusieurs journalistes et professionnels des médias invités à cette occasion, sont conviés à prendre part à une série de conférences qui seront animées par des experts, décideurs politiques, praticiens et leaders du secteur privé.

Le bassin du Congo en première ligne

Par ailleurs, un forum des associations environnementales gabonaises s’est ouvert ce jeudi 15 octobre à Libreville, la capitale gabonaise. Grâce à l’appui de la coopération française, des acteurs gabonais et experts internationaux diagnostiquent les défis climatiques du pays ainsi que de la région du Bassin du Congo. Une copie des recommandations assorties du conclave, sera envoyée à Paris en perspective de la conférence de Paris, a-t-on appris d’un communiqué de l’ambassade de France au Gabon cité par l’Apa.

Avec plus de 200 millions d’hectares de forêt tropicale, le bassin du Congo en Afrique centrale est le second poumon écologique du monde et le plus grand réservoir de biodiversité en Afrique. Cette forêt libère de l’oxygène joue, un rôle indispensable dans le cadre du maintien de la température et de l’équilibre global dans la région et en Afrique. Il est judicieux, selon les acteurs de la région, que les bailleurs occidentaux mettent la main dans la poche afin d’aider les pays concernés à assumer les coûts d’adaptation et d’atténuation aux effets du changement climatique.

Moctar FICOU / VivAfrik