Les effets néfastes du changement climatique au Zimbabwe

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Le changement climatique n’a rien d’une menace lointaine, c’est un problème qui a déjà des conséquences sur le terrain : les agriculteurs ont plus de difficultés à produire de la nourriture. Mais ils se battent pour changer les choses, comme Ipaishe au Zimbabwe.

Depuis 100 ans, les pluies diminuent de plus en plus au Zimbabwe (entre 7 et 15%) et ça complique les choses pour les agriculteurs et agricultrices comme Ipaishe. « Le climat a beaucoup changé », explique-t-elle via oxfamsol.be de ce 21 octobre 2015 et parcouru par vivafrik.com. « Parfois les pluies sont trop faibles, parfois il y a trop d’eau pour nos besoins » poursuit l’agricultrice.

« Des pluies trop faibles ou trop abondantes, ça affecte drastiquement notre mode de vie : ça détruit nos cultures, notre nourriture. L’agriculture est notre seul moyen de subsistance. C’est la manière dont nous survivons ici, à Gutu. Lorsqu’en regardant le ciel, nous voyons qu’il ne va pas beaucoup pleuvoir, nous prenons peur et rationnons notre nourriture. Ça affecte la santé de nos enfants » se désole notre interlocutrice.

Passionnée et pleine d’énergie, Ipaishe travaille pour un projet d’irrigation avec d’autres femmes de sa communauté. Avec ce projet d’irrigation, ces femmes tentent de s’adapter au changement climatique. Elles veulent continuer à cultiver des légumes, même lorsque les pluies se raréfient.

Convaincue de pouvoir renverser la tendance, elle dira à qui veut l’entendre que « nous devons tous prendre nos responsabilités. Et ça commence par nous, les agriculteurs : nous devons arrêter de couper les arbres et de les brûler. Et puis nous pouvons parler de nos difficultés avec ceux qui ont les clefs en main, pour qu’ils s’attaquent à ces problèmes» martèle-t-elle avant de livrer son message en direction de ceux qui ne croient pas aux changements climatiques. « Voilà mon message vers tous ceux qui ne voient pas les conséquences du changement climatique : élargissez votre horizon. Vous allez commencer à comprendre. Ceux qui ne regardent pas plus loin que chez eux, ceux qui ne sont pas prêts à changer, ils se voilent la face devant un problème que nous vivons au quotidien. Nous devons unir nos forces» conclut-elle.
Moctar FICOU / VivAfrik