Sénégal : Les changements climatiques impulsent les énergies renouvelables

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Pikine bénéficie de 36,7 milliards de francs CFA pour lutter contre les inondations.
Le montant est constitué d’un prêt d’environ 32,8 milliards de francs CFA de l’AFD, dont bénéficie le Sénégal. Ce dernier est chargé de fournir le solde, soit six million d’euros, l’équivalent de 3,9 milliards de francs CFA destinés à la « restructuration urbaine du quartier de Pikine Irrégulier Sud », dans la région de Dakar.
Le financement servira aussi à « réduire la vulnérabilité des populations face aux inondations », dans la même localité. Selon l’APS. Ce financement doit servir à « la réalisation d’infrastructures de drainage permettant d’évacuer les eaux pluviales, la réalisation de réseaux de collecte des eaux usées, des actions de renforcement des capacités auprès de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), ainsi que la réalisation de campagnes d’information et de sensibilisation à l’endroit des populations de Pikine Irrégulier Sud ».

Les effets néfastes de la brèche de saint louis
Pour préserver Saint-Louis des conséquences d’inondations causées par des pluies, l’Etat a fait creuser sur la langue de Barbarie un canal pour évacuer l’eau vers l’océan. Mais de quatre mètres au début, cette brèche s’est élargie à plus de 5 km. Un village voisin, Keur Bernard, a également été déserté et d’autres, dont Pilote Barre, risquent de disparaître, selon des experts.
La brèche a aussi un coût humain. « Près de 200 personnes ont été tuées » depuis 2003, affirme El Hadji Boubacar Dia, un responsable local de l’environnement, en raison des dangers de la navigation pour les pêcheurs sur cette brèche élargie. Bien vrai que celle-ci a permis de réduire les inondations dans la ville. Les résultats d’une étude commandée par l’Etat sont attendus en fin d’année « pour voir que faire de la brèche, la fermer, la stabiliser » ou trouver une autre solution, indique le commandant Moussa Fall, chef du parc naturel de la langue de Barbarie nous renseigne Afp.
Vers la recherche de solutions pour la brèche de St-Louis
Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, annonce la mise en place d’un comité de pilotage composé de tous les ministères concernés, pour résoudre les problèmes liés à l’ouverture de la brèche de Saint-Louis.

‘’C’est ainsi qu’une solution d’urgence est en cours d’exécution, avec la mise en place de digues au niveau de certaines localités menacées, notamment à Pilote-barre ou une digue est déjà opérationnelle’’, a signalé Oumar Guèye. Il indique qu’une deuxième solution d’urgence concernant le dragage de la zone est aussi en train d’être explorée. Toutefois, il fait savoir que ‘’ ce travail nécessite l’acquisition de deux dragues d’un coût de cinq milliards de FCFA,’’ confirme l’Aps.

Tambacounda, Les producteurs de banane victimes du réchauffement climatique de 2003 à nos jours

En 2003, les producteurs de la zone avaient perdu 747 hectares, du fait des inondations, des dégâts chiffrés à plus de 4 milliards de francs CFA. Par la suite, plus de 300 hectares avaient été dévastés. Cette année, il y a à peine trois mois, les producteurs ont perdu plus de 100 hectares, soit plus de 500 millions de francs CFA, selon M. Sall, conseiller spécial du chef de l’Etat.
Si on ne s’entend pas (à la COP 21), l’humanité va aller vers une grande impasse. (…) personne n’y échappera », a-t-il averti a laissé entendre M. Sall.

La paille source d’énergie
La paille et la jatropha peuvent servir d’alternative aux autres énergies. Utilisée au Sénégal, comme aliment de bétail, la paille éclaire bien des villes en Hongrie. Un moyen qui pourrait permettre aux maires d’économiser sur la facture d’électricité. Une denrée qui est loin d’être rare car, les cultivateurs se retrouvent avec des tonnes et des tonnes de paille. La seule issue pour ces gens, payés seulement, tous les ans, l’ensachage nous renseigne vivafrik.com.
Ndèye Fatou Ndiaye / VivAfrik

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