L’ENI injectera 20 milliards d’euros en Afrique pour diversifier son mix énergétique

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Le producteur de pétrole italien ENI entend accroitre la production des énergies renouvelables en Afrique. Pour se faire, la société italienne va investir 20 milliards d’euros sur quatre ans dans des projets pétroliers, gaziers mais aussi dans les énergies renouvelables comme ici au Nigeria, pour la production d’eau potable.

Déjà présent dans une quinzaine de pays africains, la première compagnie pétrolière d’Afrique ENI ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Son directeur général, Claudio Descalizi a annoncé vendredi 15 avril dans le cadre de la conférence big ideas (grandes idées) organisée au siège de l’Agence internationale de l’énergie à Paris des investissements du géant pour un montant d’ « environ 20 milliards d’euros » sur le continent au cours des quatre années à venir. Cette somme représente « environ 60 % des investissements » prévus par le groupe italien durant cette période

Selon afrique.lepoint.fr, le second objectif étant de stimuler et de diversifier le mix énergétique du continent, en investissant notamment dans le solaire. Selon Claudio Descalzi, malgré ces découvertes et dans le contexte de la forte croissance économique et démographique des économies africaines, l’accès à l’énergie sur le continent est resté médiocre. Depuis quelques années, l’italien investi dans le secteur des énergies renouvelables avec la construction de champs photovoltaïques au Nigeria et au Congo-Brazzaville. « L’Afrique a une demande en énergie en plein essor, mais un mix énergétique non durable », a-t-il expliqué, ajoutant que les pays du continent ont besoin de diversifier leurs sources d’énergie en faveur des énergies renouvelables et plus propres. Selon le directeur, le groupe italien dépense déjà « des centaines de millions d’euros » dans le développement de l’énergie solaire en Afrique. A l’en croire, le potentiel du domaine est estimé à environ 300 000 gigawatts. « La priorité absolue devrait être de construire un modèle d’énergie qui peut soutenir la croissance démographique. Ce sont les principaux points dont nous discutons avec les différents gouvernements africains », conclut le dirigeant.

Moctar FICOU / VivAfrik

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