Les conséquences climatiques plombent le développement du continent africain

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Afrique centrale : une situation plus qu’alarmante

Faim, soif, peur, manque de pluies et destruction des récoltes sont les maux qui hantent le sommeil des populations d’Afrique australe. En effet, il y a quatre mois, le texte était adopté lors de la COP 21 afin de faire face au réchauffement climatique, et pour tourner le dos aux énergies fossiles. De ce fait, un accord est indispensable d’autant plus que la situation en Afrique australe et en Afrique de l’est se dégrade. Au Malawi, l’état de catastrophe naturelle a été déclaré la semaine dernière par le président. Le Mozambique, mais aussi la Zambie sont touchés par la baisse de la production agricole. Ces pays sont menacés par l’insécurité alimentaire déclare VivAfrik.

L’Ethiopie au bord du gouffre

Selon le même site, d’après l’ONU, l’Ethiopie fait face à la pire sécheresse depuis trente ans. La faute à «El Niño», particulièrement puissant ces deux dernières années, qui prive le pays de récoltes. Officiellement, 10,2 millions d’Ethiopiens, soit plus de 10% de la population nationale, ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence. Plus de 450 000 enfants devront être traités contre la «malnutrition aiguë sévère», prévoit l’Unicef. Pour l’heure, promettent les autorités et les organisations humanitaires, personne ne meurt de faim. Cependant cette situation peut toujours empirer.

Le Maroc lance des priorités en vue de Cop 22

L’initiative Triple A ou AAA visant à insérer l’adaptation, l’agriculture et l’Afrique au sein des priorités de cette rencontre. Cette initiative à laquelle le royaume convie l’ensemble de ses partenaires, permettra, selon Aziz Akhannouch, le ministre marocain de l’agriculture, de relever trois des défis majeurs auxquels est confronté le continent. Le premier a pour objectif d’améliorer les fertilités des sols, la capacité de séquestration du carbone dans les sols et d’accroitre la reconversion vers l’arboriculture. Le second portera sur la maîtrise durable sur le continent de l’eau dans l’agriculture, tandis que le troisième permettra l’amélioration de la gestion des risques climatiques dans le secteur agricole renseigne Agence ecofin.

Congo : un pays non  négligeant pour la lutte contre les changements climatiques

Le Président de la République démocratique du Congo a souligné que les importantes ressources naturelles dont dispose son pays en fait un membre « déterminant » du partenariat mondial contre le réchauffement climatique. Il  indique que la RDC dispose d’un potentiel hydroélectrique estimé à plus de 100 mégawatts, dont le développement induirait la dé-carbonisation du mix-énergétique de la région. De même que  150 millions d’hectares d’étendues forestières de son pays sont une excellente opportunité pour la séquestration du carbone nous informe Médiaterre.

Cameroun : 2000 ivoires incinérés

Toujours selon  Médiaterre,  dans sa politique de lutte contre le braconnage et le trafic des espèces fauniques et de flore rares et/ou protégées, le gouvernement camerounais, à travers le ministère des Forêts et de la Faune a précédé à l’incinération solennelle de plus de 2000 pointes d’ivoire Yaoundé. D’après les responsables «ce stock de défenses d’éléphant saisi entre les mains des braconniers  accompagné de 1753 objets d’art fabriqué à base d’ivoires – pesait 3510,2 kg». C’est un signal fort des pouvoirs publics à l’endroit des personnes qui se livrent à la chasse illégale d’espèces fauniques et de la flore, portant par conséquent atteinte à la biodiversité. Cet acte manifeste la ferme volonté du Cameroun à pallier le trafic de l’ivoire issu du braconnage sur le marché noir.

Ndéye Fatou Ndiaye / VivAfrik

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