La stratégie IFDC pour produire plus de riz et utiliser moins d’engrais au Mali

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C’est à l’occasion d’un atelier de deux jours : du 10 au 11 mai, au Grand Hôtel de Bamako que la problématique de cette stratégie abordée. Cette rencontre qui a été organisée par l’USAID et l’IFDC avait pour objectif d’échanger et de partager les expériences autour de la production du riz en quantité à moindre coût a regroupé, en plus des responsables du monde rural venu de l’intérieur du pays, des officiels tels que : Bakary Togola, président de l’APCAM ; le ministre de l’agriculture Kassoum Denon ; l’ambassadeur des Etats Unis au Mali, Paul Folmsbee et la représentante de l’IFCD madame Oumou Camara.

A en croire la représentante de l’IFDC, le système est une opportunité unique pour concilier augmentation de la productivité agricole et gestion de l’environnement, dans un contexte de dégradation de la fertilité des sols et de la nécessité d’intensification de l’agriculture pour atteindre l’autosuffisance alimentaire au Mali. Ajoutant que l’IFDC travaille depuis plus de 25 ans au développement agricole en Afrique dans les domaines de politiques agricoles, amélioration de l’accès aux intrants et aux marchés des produits, la gestion intégrée de la fertilité des sols et autres. « Le présent atelier a pour but de partager l’expérience de la diffusion du placement profond des engrais au Mali et d’explorer les voies et moyens pour accélérer la diffusion de la technologie au Mali », a-t-elle précisé avant De poursuivre : « cet atelier permettra aux acteurs ici présents de : s’imprégner des résultats des tests de diffusion du placement profond des engrais dans les régions de Mopti, Ségou et Sikasso ; de réfléchir sur les contraintes identifiées comme entraves à la diffusion à grande échelle du placement profond des engrais, et de proposer des mesures et stratégies de résolution des difficultés, ceci dans le but d’aboutir à une diffusion à grande échelle du placement profond des engrais ».

A sa suite, le Président de l’APCAM a reconnu et exposé les avantages du placement profond de l’engrais. A l’en croire, il a lui-même passé l’expérience sur 200 hectares des 750 hectares qu’il avait cultivé en riz. Le résultat est impressionnant, affirme-t-il. Il adhère à la stratégie et a même promis d’approcher les autorités en vue d’une subvention de ce nouvel engrais dit « Bonbonni ». Quant à l’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique au Mali il soulignera qu’au-delà d’encourager l’augmentation de l’utilisation quantitative des engrais, il est important d’améliorer l’utilisation efficiente des engrais si l’on sait qu’une utilisation non raisonnée des engrais non seulement entraîne une pollution des nappes phréatiques des eaux de surfaces et de l’atmosphère mais également réduit la rentabilité et la profitabilité des investissements des producteurs. « Au Mali, ce projet est financé par l’USAID à hauteur de. $3 million (1.7 milliards de FCFA) pendant 3 ans et œuvre à la promotion et à la diffusion à grande échelle des technologies du Ppe et de la micro dose. En ce qui concerne le Ppe, les premiers résultats obtenus auprès de 11,400 producteurs sont très encourageants et enregistrent une baisse d’environ 40% de la quantité d’engrais utilisée sur le riz irrigué, et une augmentation de production de riz paddy de 30 à 45% par rapport à la pratique d’épandage de l’engrais à la volée. La technologie du Ppe permettrait à terme de réduire à l’échelle nationale les importations de riz et d’urée, pendant qu’elle contribuerait à réduire les effets néfastes des engrais sur l’environnement. Ces résultats sont prometteurs et suscitent un réel espoir d’atteinte de l’autosuffisance céréalière et de la souveraineté alimentaire au Mali », a expliqué l’ambassadeur.

Le ministre de l’agriculture, de son côté, a félicité les initiateurs et les organisateurs de ce forum, notamment USAID, l’IFDC et la direction nationale de l’agriculture, pour les efforts individuels et collectifs déployés en vue de l’intensification durable de la production et du développement de filière du riz au Mali. De son avis, les outils d’une telle intensification durable de la production agricole sont entre autres notamment la promotion des amendements organiques pour le maintien du taux d’humus du sol ; l’augmentation de la quantité d’engrais utilisée mais aussi l’amélioration de l’efficience d’utilisation des engrais pour améliorer leur profitabilité et minimiser les effets négatifs de leur utilisation sur l’environnement.

Moctar FICOU / VivAfrik

Avec maliactu.net

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